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Football

Bourdouxhe, "Zorro" du sifflet

Manu Salvé

Publié le - Mis à jour le

Au coup de sifflet final de ce Genk-ROCCM, personne ne parlait de l'énorme raté de Barda dans les derniers instants... L'interruption momentanée du match suite aux "Les Wallons, c'est du caca !" proférés derrière le pourtant Sudiste Bailly était sur toutes les lèvres.

Comme lorsqu'il arrêta Charleroi-Roulers cet été (avec amende et un match à huis clos avec sursis pour les Zèbres ), M. Bourdouxhe a fait fort. Le hic, c'est que d'aucuns vont encore lui tomber dessus. Or, ce sont peut-être ses collègues fermant les yeux en pareille occurrence qu'il faudrait soumettre à la question...

Chaque week-end, on pourrait arrêter cinq ou six rencontres pour insultes racistes rien qu'en D1 ! Ce qu'on peut donc déplorer le plus, c'est, comme beaucoup trop souvent, le manque d'uniformité du corps arbitral... Sans expliquer quand s'est produit chez lui le déclic à propos de l'application de cette règle, Claude Bourdouxhe n'en a cure et fait front. Il assume entièrement ses actes, qu'il répétera si nécessaire.

Pas un geste politique

"Je ne voulais pas que ça dégénère. Or, les Carolos se désintéressaient du match à cause de ces insultes. Le risque était donc qu'ils s'en prennent à des adversaires qui n'en pouvaient rien. J'ai entendu des Genkois se justifier devant des Olympiens devenant nerveux. Je ne tenais pas à ce qu'une agression ait lieu à cause de ce contexte. J'ai donc fait ce que le règlement prévoit et j'aurais été jusqu'au bout en stoppant définitivement les frais si cela avait été nécessaire (NdlR : les cris n'ont repris qu'au terme de la partie). Je ferai rapport et l'Union Belge se prononcera sur la suite. Quant à l'annonce au micro, elle était incorrecte. J'ai utilisé le mot raciste et on a compris assist, d'où la confusion avec arbitre assistant et la demande de ne pas critiquer un juge de ligne. Quoi qu'il en soit, mon but n'est pas de me faire remarquer. Il y a des règles et une loi football qui doivent être respectées. Si mes collègues ne le font pas, il ne m'appartient pas de juger pourquoi. J'ajoute que, en tant que Wallon, j'ai été bien reçu à Genk et que mes deux juges de ligne étaient néerlandophones. Je n'ai donc pas posé un geste politique et la situation actuelle du pays n'a rien à voir là-dedans..."

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