La confiance ne les quitte plus. A l’image du geste réussi par Boussoufa au Kiel, les Anderlechtois se sont rarement sentis aussi libérés. Ça se voit sur le terrain "En début de saison, on gagnait des matches mais notre niveau n’était pas terrible", observe Mbark Boussoufa. "Depuis, on parvient à allier le résultat à la manière."

C’est surtout en déplacement qu’Anderlecht a impressionné: gagner 0-4 au Standard et 0-5 au GB, ce n’est pas donné à tout le monde. "Depuis quelque temps, nous sommes meilleurs en déplacement. Cela s’explique par le fait que chez eux, nos adversaires essaient de prendre leur chance et laissent des espaces. Par contre, quand nous jouons à domicile, la plupart de nos adversaires ferment le jeu Dans ce sens, le jeu des Brugeois pourrait nous convenir."

Le nouveau style du Club ne déplaît d’ailleurs pas au petit Marocain. "J’aime regarder les matches de Bruges. Car c’est une équipe qui joue vraiment au football. Ses joueurs ont beaucoup de talent et nombreux d’entre eux sont capables de faire la différence. Kouemaha m’a laissé une très bonne impression. Et il faudra aussi se méfier de Vargas, Blondel et Dirar "

Ce dernier est d’ailleurs un ami de Boussoufa. Mais malgré un potentiel évident, Dirar n’a jamais réussi à poser sa griffe à Bruges autant que "Bouss" ne l’a fait à Anderlecht. "Quand mon pote Nabil fait un bon match, je suis le premier à me réjouir pour lui. Mais je ne le vois pas tous les jours et je suis mal placé pour juger ses hauts et ses bas. L’important, c’est qu’il a d’énormes capacités. Nabil ira très loin mais il ne brillera pas contre nous!"

Même si ces derniers temps, la rivalité entre Anderlecht et le Standard a été plus intense, le match de mercredi contre le Club reste très attendu. "C’est un rendez-vous au moins aussi prestigieux qu’un Anderlecht-Standard. Affronter Bruges est toujours un grand moment. Et même s’il faut se méfier de Gand, c’est aussi le duel entre les deux grands favoris pour le titre."

Le sommet de demain sera surtout l’occasion pour Anderlecht de prendre une revanche après la lourde défaite du match aller. "Là-bas, nous avions vécu une après-midi très difficile. Bruges n’avait pas mal joué mais des circonstances avaient joué en notre défaveur: nous avions raté l’occasion de faire 1-2 et avions dû composer avec plusieurs blessures Mais nous n’avons pas oublié ce score de 4-1... C’était 4-2? C’est juste, j’avais oublié mon assist à la dernière minute Peu importe: cette fois, on a tous à cœur de battre les Brugeois."