Connaître sa première titularisation de la préparation sur le terrain du Bayern Munich avait des airs de quitte ou double pour Dedryck Boyata.

Soucieux de bien faire, le défenseur n’a mis que deux minutes à se mettre dans le bain, livrant une partie solide ternie par la défaite de Manchester City.

"Je suis d’abord déçu d’avoir perdu" , glisse-t-il à la sortie des vestiaires où l’attendait son père. Mais le bonheur de humer à nouveau à l’odeur des grands rendez-vous a rapidement pris le dessus. "Cela faisait longtemps que je n’avais joué ce type de match, longtemps que j’attendais cette rencontre" , reconnaît le défenseur qui, à deux semaines de la reprise de la Premier League , a pris date.

Après une année galère entre un prêt à Twente où il a peu joué et un retour à City où il n’a jamais eu sa chance, Boyata, sous contrat jusqu’en juin prochain le sait : l’heure est venue de jouer. Et si c’était son année ?


Dedryck, comment se déroule cette préparation avec Manuel Pellegrini qui est réputé pour son travail tactique ?  

Pour être honnête, la présaison était très difficile. Physiquement, tactiquement. Maintenant, cela se voit car on essaye de jouer avec d’autres systèmes, offensivement ou défensivement. A force de travailler ce genre de systèmes, cela va payer. C’est un entraîneur qui a beaucoup d’expérience et beaucoup de résultats positifs. Il sait très bien ce qu’il fait. Cela prendra un peu de temps à ce que l’équipe s’habitue et assimile.  

Quels rapports entretenez-vous avec lui ?  

J’ai eu plusieurs discussions avec l’entraîneur. Et cette année, de ce qu’il m’a dit, il croit beaucoup en moi. De ce que je sais, j’aurai ma chance cette année et je compte travailler super dur pour la saisir, avoir des occasions comme aujourd’hui (jeudi) .  

Un tel discours a dû vous faire du bien après la saison compliquée que vous avez vécue l’an passé…  

Tout à fait. L’année dernière, c’était très difficile, surtout mentalement. Je pense que j’étais patient toute l’année et maintenant, c’est une autre saison. Avoir l’occasion de jouer ce genre de match, cela me fait super plaisir. L’entraîneur a confiance en moi et veut que je reste dans le noyau et dans l’équipe. Quand il me dit cela, je me dis qu’après tout ce qu’il s’est passé l’an passé, mentalement, j’ai juste envie de me donner à fond pour saisir ma chance. Encore là, après le match, l’entraîneur m’a répété qu’il voulait que je reste. Quand il dit cela, je ne vais pas réfléchir longtemps et je vais rester.  

Cette année difficile vous avez fait mûrir ?  

Mentalement, oui. C’était vraiment difficile sachant que quand je suis revenu à City, je n’avais pas ma chance du tout. J’ai 22 ans, c’est fini le temps du petit jeune qui sort de l’académie et qui ne joue pas. Je suis entouré comme les années précédentes de joueurs de très grande qualité, des grands noms. Cela m’aide. Je deviens de plus en plus mature grâce à cela.