En s'imposant face à la lanterne rouge samedi soir, les Liégeois ont donc assuré l'essentiel. Car au-delà des chiffres et de la manière employée pour venir à bout de courageux limbourgeois, ce sont les conséquences de ce succès qui retenaient les Rouches en haleine après le partage entre Mouscron et Bruges la veille (1-1).

En effet, pour la première fois depuis très longtemps, les Standardmen sont redevenus maîtres de leur sort. Il leur suffirait de remporter leurs trois dernières rencontres pour se voir attribuer la deuxième place qualificative pour les préliminaires de la Ligue des Champions.

Et quand on connaît la manne financière que peut apporter la Ligue des Champions et qui la différencie sensiblement d'une participation en Coupe de l'Uefa, on mesure tout l'engouement et la tension qui règneront autour de la confrontation entre Brugeois et Liégeois samedi sur le coup de 18h. «Il s'agira d'une finale de Ligue des Champions», s'est exclamé Dominique D'Onofrio.

Mais s'ils veulent remporter ce bras de fer qu'ils livreront face à des Brugeois plus roués à ce genre d'épreuve qu'eux, les Standardmen devront se montrer plus convaincants que samedi soir. A ce titre, la défense liégeoise n'aura pas apporté tous les apaisements qu'on était en droit d'attendre de sa part. Et plus particulièrement dans l'axe où De Camargo, celui-là même que les Liégeois souhaiteraient embrigader, a fait joujou avec ses adversaires pour inscrire un but qui laissa toute la défense sans réaction.

Quand Onder Turaci se révolte

Il s'en fallut d'ailleurs de très peu pour que les Liégeois ne subissent de nouvelles grosses frayeurs lorsque Suzuki et De Condé virent leurs envois échouer peu à côté de l'objectif ou sur le poteau gauche de Fabian Carini.

Très solidaires et entreprenants, les Liégeois ont eu le mérite de ne jamais baisser les bras et de continuer à effectuer un pressing assez haut grâce à la présence d'Emile Mpenza, vif comme l'éclair, mais aussi d'Alexandros Kaklamanos qui a pesé sur toute la défense limbourgeois. La phalange liégeoise a aussi pu s'appuyer sur de solides individualités comme Almami Moreira qui s'est malheureusement laissé aller à de regrettables états d'âme après la rencontre. Mais il y eut, aussi et surtout, Onder Turaci qui mit ses deux pieds dans trois des quatre buts liégeois. Histoire de rappeler à Aimé Anthuenis qu'il avait commis une grossière erreur en lui préférant un jeune premier. Mais Saint-Guidon est beaucoup plus proche de l'Avenue Houba De Strooper que de la rue de la Centrale à Sclessin. C'est une évidence...

© Les Sports 2004