Frustré d’un but de Lestienne contre Copenhague qui lui a fait manquer le plus noble de ses objectifs internationaux, le Club Bruges entend bien arracher, à l’instar de la saison dernière, le prix de consolation que représente l’accession aux poules de l’Europa League. Même si, pour ceux qui l’ont vécue, une nouvelle campagne à ce niveau pourrait manquer un peu de saveur. "Pas pour moi !" proteste l’économiste Jim Larsen. "Je n’ai encore rien gagné dans ma carrière même si, avec Rosenborg, j’ai disputé deux tours préliminaires de la Ligue des Champions. Je suis venu à Bruges pour franchir un palier et remporter un prix. Malgré notre élimination contre Copenhague, je considère toujours que Bruges est supérieur à Rosenborg. J’aspire à disputer l’Europa League ."

Un nouvel échec du Club, contre Debrecen, le modeste champion de Hongrie, serait durement ressenti. "Nous allons jouer à quitte ou double", confirme le défenseur danois.

Le Club a déjà éliminé Debrecen. En seizième de finale de la Coupe UEFA 2003-04, un but de Rune Lange, à Bruges, lui avait suffi pour franchir ce tour. Au retour, il avait pu se contenter d’un piètre partage blanc.

Cette fois, il vise la victoire dès ce soir. Il compte, en priorité, sur l’état de grâce de ses trois atouts actuels : Blondel, Meunier et Refaelov pour battre en brèche la vulnérabilité présumée d’une défense hongroise en panne de joueurs. Debrecen a même dû rappeler, en catastrophe jusqu’à la fin de ce mois, Mohl, un de ses anciens joueurs, pour pallier les forfaits de ses arrières Korhut et Nikolov.

La force de Debrecen est offensive et bien connue chez nous : Sidibe et Coulibaly, deux anciens Trudonnaires, marquent régulièrement. Le Club table sur l’autorité de Donk et de Larsen dans le jeu de tête pour les contrer. Touché aux adducteurs, Tchite a été ménagé, mais il n’est pas forfait.

Un dernier détail : Debrecen est supérieur à Videoton, qui vient d’éliminer La Gantoise.