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Football

Bruges se contentera de l'UEFA

Michel Dubois

Publié le - Mis à jour le

Le Club Brugeois recule d'un rang dans la hiérarchie européenne: il ira «refaire ses classes» en Coupe de l'UEFA.

En ouvrant le score dès la 5e, au terme d'une phase limpide développée trop facilement sur la droite par Vorobyey, Vukic et Marica et ponctuée par Vukic (0-1), le Shakthar Donetsk a rendu utopique une mission déjà bien compliquée au coup d'envoi. Bien plus technique que le Club, l'équipe ukrainienne éprouva pourtant un léger frémissement dans le cours d'une première période qui vit Bruges monter en puissance sans jamais paraître se soucier du score.

S'il avait, vraisemblablement, engagé son plaidoyer trop mollement, le Club trouva en Stoica et en Ceh deux pourvoyeurs zélés et clairvoyants. Redevenu un maître du coup franc dans l'axe, le Slovène égalisa au quart d'heure (1-1). Sans se hisser à leur niveau, Simons abattit progressivement un gros travail à la récupération. Cornelis était trop timoré, Verheyen parfois un peu imprécis, mais Victor et Balaban accusaient la vulnérabilité de la défense ukrainienne. Sur service de Ceh, Victor réclama un coup de réparation à la 25e. Il l'obtint huit minutes plus tard, en cherchant à exploiter une combinaison Balaban-Ceh. Lastuvka stoppa le coup de réparation de Simons, mais il avait quitté sa ligne. L'arbitre le fit recommencer: cette fois, Ceh, encore lui, fit mouche (2-1).

L'espoir qui s'envola

Beaucoup trop friable sur ses flancs, le Club entama mal la seconde période. A la 53e, Marica put amorcer une relance, toujours sur la droite, combiner avec Vorobyey dans l'axe puis Marica à gauche. Le tout jeune Roumain recroisa pour Vukic, venu en appui dans une défense locale absente (2-2).

Cette fois l'espoir brugeois, alimenté dans les deuxième et troisième quarts d'heure, s'envola définitivement. A la 68e, Marica catapulta à côté du but un coup de réparation concédé par Simons sur Vukic.

Le Shakthar jouait avec le Club au jeu cruel du chat et de la souris: Bruges était débordé chaque fois que la formation ukrainienne accélérait. Donetsk ne sourcilla même pas quand Stoican se fit expulser à un quart d'heure de la fin. Non vraiment, ce Bruges-là n'était pas de taille à forger un nouveau miracle européen...

© Les Sports 2004

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