C’est du banc des visiteurs que Roger Vanden Stock a suivi (la fin de) l’entraînement de ses poulains, hier. Avec un grand sourire. "Si je suis stressé, moi ? Ai-je l’air stressé ? Je crois encore toujours qu’Anderlecht va être champion." Via des test-matches ? "J’espère qu’on n’en jouera pas. Mais de toute façon, on fêtera. Grâce à notre expérience, notre façon de jouer, nos joueurs et nos supporters."

Jacobs, Bernardez, Legear, Van Damme, Schollen : ils venaient tous serrer la main du big boss. "On fera de notre mieux pour gagner à Genk", lâchait le gardien. Vanden Stock de répliquer : "Ce n’est pas assez. Il faut faire plus que votre possible." Comme il l’avait dit à la soirée de supporters : "Avant, Anderlecht se satisfaisait parfois de la deuxième place. Maintenant, on ne veut que la première."

En effet, les enjeux sont énormes. 15 millions pour le club, 52500 euros pour les joueurs. Au Standard, Defour a confirmé la prime de 100000 euros. "On parle trop d’argent, indique le président. Cela me dérange. Je ne ferai pas de déclarations : on dit déjà que je paie trop mes joueurs."

Le président ne rentre que rarement dans le vestiaire pour motiver ses troupes. "Je ne le ferai pas cette fois-ci, non plus. Je ne crois pas que les joueurs ont besoin d’un discours pour être motivés. Ce sera un samedi très, très spécial."

Surtout vu les adversaires. "Nous tenons compte du fait que Preud’homme est coach à Gand. Le match du Standard sera un peu plus difficile que le nôtre à Genk. Je crois qu’on va gagner. La presse essaie de nous faire croire que Genk lèvera le pied. On ne se laissera pas piéger par ces ragots. Tout le monde veut battre Anderlecht."

A Liège, les autorités acceptent que les Rouches suivent le match sur grand écran. Ce n’est pas le cas à Anderlecht. "Tout ce que je dis à ce sujet pourrait être interprété d’une autre façon. Mais une soirée devant Belgacom TV, ce n’est pas mal non plus "