Le sélectionneur italien de la Russie, Fabio Capello, redoute la Belgique "qui possède sa meilleure équipe depuis les années 80" mais a "confiance en ses joueurs", a-t-il déclaré samedi à Rio à la veille du duel entre les deux favoris du groupe H .

M. Capello, quel est votre avis sur la Belgique et son sélectionneur Marc Wilmots ?

"En qualifications, on a vu une équipe qui a surpris toute l'Europe. C'est une formation très équilibrée, très compacte, soudée. Ils ont de grands joueurs dans tous les secteurs. Ils sont surtout redoutables sur les phases arrêtées. Cette génération a de grands joueurs qui jouent dans les grands championnats. Beaucoup ont fait leurs preuves en Premier League. Je crois que Wilmots fait du bon boulot et qu'il peut compter sur la meilleure équipe belge depuis les années 80. Cela dit, j'ai confiance en mon équipe. La Belgique n'a pas brillé face à l'Algérie. Elle aussi a connu un début difficile".

La Russie devra-t-elle prendre l'initiative après le partage concédé face à la Corée du Sud ?

"Non, pas forcément. Ce sont deux équipes qui doivent jouer. La Belgique aussi a besoin de points. Ce n'est pas parce que les Diables Rouges ont gagné leur premier match qu'ils vont soudain se reposer et se contenter de défendre. Ils donneront sûrement du travail à mon gardien. Je confirme qu'il s'agira d'Igor Akinfeev. Il reste mon titulaire. C'est un grand gardien. Ce n'est pas une seule erreur (sa bourde contre la Corée, ndlr) qui va me faire changer d'avis. C'est un des meilleurs gardiens du monde. Pour le reste de mon onze, je choisirai par rapport à l'adversaire. C'est assez logique. J'ai vingt-trois joueurs à ma disposition. Je serais idiot de ne pas faire mon équipe en fonction des qualités de l'adversaire. Un match n'est jamais pareil à un autre".

Quel est votre avis sur ce début de tournoi ?

"Le niveau de jeu de l'ensemble de la compétition est vraiment très élevé. On voit des buts superbes. Il y a une très bonne organisation tactique de toutes les équipes. Les entraîneurs sont de haut niveau. Chaque équipe doit se battre pour gagner. Rien ne vient facilement. Personne ne peut dire qu'il a gagné en marchant".

Propos recueillis en conférence de presse.


Il s'énerve sur un journaliste "menteur" lors du point presse

Le sélectionneur de la Russie est sorti de ses gonds lors de la conférence de presse de samedi quand un journaliste russe a estimé que les joueurs avaient manqué de respect aux supporteurs au terme de la rencontre face à la Corée du Sud (1-1) mardi.

"Les joueurs n'ont pas salué les supporteurs à la fin du match. Les gens on été très très déçus par cette attitude", a lancé un journaliste russe à l'adresse du capitaine Vasily Berezoutski.

C'est Capello, hors de lui, qui a répondu à la place de son joueur en qualifiant le journaliste de "menteur". "Ne racontez pas n'importe quoi, a-t-il hurlé en pointant son interlocuteur du doigt. J'étais au milieu du terrain. Mes joueurs ont salué les supporteurs. Tout le monde en Russie doit savoir que vous mentez. Dites la vérité s'il vous plaît !"

Très critiqué par la presse russe après la match nul face à la Corée du Sud, Capello est apparu tendu en conférence de presse.

Vasily Berezoutski a lui assuré être "très calme, pas stressé". "Les critiques ? J'espère qu'on va donner notre réponse sur le terrain", a indiqué le défenseur, plus calme que son entraîneur. "La pression est sur nous mais nous avons tous les atours en mains pour apporter une réponse. Nous sommes calmes, pas stressés".

Capello a également réagi sur l'éventuelle absence de Vincent Kompany, le capitaine des Diables Rouges. "Kompany est un joueur important mais il y en encore d'autres sur le terrain", estime celui qui a entraîné le Real Madrid, l'AC Milan et le onze d'Angleterre.