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Football

Carcela complique la tâche

David De Myttenaere

Publié le - Mis à jour le

Il ne faut pas se voiler la face, tout le monde s’attendait à ce que le Standard perde à Arsenal mardi. Pas seulement à cause des absences de Defour, De Camargo et Jovanovic. Tout simplement parce que l’Emirates Stadium ressemble à une forteresse imprenable et que les Anglais devaient gagner pour assurer la première place du groupe H. Dans cette poule, les vrais enseignements de la cinquième journée de Ligue des Champions sont ailleurs.

D’abord, vu le 0-0 entre l’AZ et l’Olympiacos, le Standard peut encore rêver à la deuxième place. Mais il doit compter sur son bourreau de mardi et gagner contre l’AZ.

Ensuite, les Rouches seront privés d’Eliaquim Mangala et de Mehdi Carcela, suspendus, pour le match décisif contre les Néerlandais. Le premier pour avoir pris une troisième jaune, le second pour une carte rouge directe.

Deux bêtes cartes prises à 2-0. Il y a là une leçon à retenir mais cela fait partie de l’apprentissage de ces deux jeunes talents, âgés de 18 et 20 ans Autre apprentissage qui s’impose à eux : gérer la critique.

Arsène Wenger, séduit par Mangala au match aller, n’a pas mâché ses mots à l’égard du Français : "Il a blessé Gibbs avec un sale geste. Il n’en était pas à son coup d’essai." Suite à cette action, la presse anglaise a qualifié le Standardman de "crapule"

"Il ne doit pas prêter attention à cela car c’est arrivé de manière involontaire", commente Dominique D’Onofrio. "Sa suspension ? La carte jaune est légère : il a le pied sur le ballon. Mais c’est son engagement qui peut paraître spectaculaire. Il se donne toujours à 100 % pour l’équipe. C’est une qualité qu’il doit garder."

Carcela, lui, a "écœuré" Laszlo Bölöni, pour reprendre le terme utilisé par l’entraîneur rouche après le match. "Je peux comprendre la réaction du coach : à ce niveau, son attitude sur cette phase est inacceptable", poursuit le directeur sportif du Standard. "C’était 2-0, il restait trois minutes, il était sur la ligne de touche Il a peut-être été provoqué par son adversaire mais il doit pouvoir gérer. Il faut savoir se maîtriser quelle que soit l’émotion. Là, en réagissant de la sorte, il s’est puni lui-même mais aussi l’équipe puisqu’il sera suspendu pour le match décisif contre l’AZ. Il doit prendre conscience des conséquences pour avancer. Une amende ? Cela s’est déjà vu dans ce genre de situation mais il est trop tôt pour le dire."

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