Il n’a pas cessé de hurler ses directives, il a commandé ses équipiers de la voix et du geste mais il a, aussi, accompli sa tâche de défenseur central : Carl Hoefkens a démontré que le Club Bruges avait eu raison de l’attirer. "Ai-je été le patron ? Peut-être, mais alors grâce à mes équipiers. Nous avons livré un grand match : notre leadership est justifié. Nous étions plus forts mentalement mais aussi à tous les niveaux. Nous avons obtenu ce soir ce que nous méritions."

Carl Hoefkens évoque l’avant-match pour expliciter la performance collective : "Je n’avais pas cessé d’entendre que Bruges ne remportait pratiquement jamais un grand match. Les consignes, dans le vestiaire, étaient claires : on avait juré de jouer au football, pour gagner. Sans complexe." Le défenseur central insiste : "A la limite, le résultat était secondaire. Nous avons eu l’élégance de l’ajouter à la manière."

Karel Geraerts partageait la même analyse : "Nous avons évolué avec une très grande maturité. L’entrejeu a remporté un grand nombre de duels et nous avons, également, eu l’avantage de pouvoir compter, en attaque, sur trois éléments aux caractéristiques techniques très différentes."

L’ancien arrière d’infortune, qui se morfondait la saison dernière, est ressuscité et réhabilité : "L’effectif recèle bien plus de qualités que la saison dernière. En cette saison, nous jouions déjà bien. Il ne fallait pas seulement en être convaincus, il convenait aussi de le montrer. Nous n’avons pas toujours été récompensés pour ce que nous produisions. Ce dimanche, nous l’avons été."

Le Club Bruges attendait, avec gourmandise, les vrais tests auxquels il allait être confronté : Toulouse, Anderlecht, le Racing Genk et le Partizan Belgrade. "Toulouse et Anderlecht resteront comme des matches référence. Ils vont nous inciter à réaliser encore de bien belles choses cette saison", assurait encore Karel Geraerts.