L’ère II de Georges Leekens à la tête des Diables avait débuté en mai avec ce match remporté face aux Bulgares. Un premier pas dans la bonne direction. Il permit aussi de passer les troupes en revue. Le déplacement en Finlande aura d’autres objectifs puisqu’il servira de générale avant les premières confrontations à enjeu contre les Allemands et en Turquie. "Il n’est pas évident de se concentrer sur un objectif programmé dans trois ou quatre semaines. Or ce rendez-vous en Finlande est important dans la mesure où cette équipe a partagé voici peu avec les Allemands; ce sera un bon test. Et nous nous sommes fixé certains objectifs : faire circuler plus rapidement le cuir, chercher la profondeur, soigner les mouvements sans ballon et le travail des phases arrêtées; on n’est pas encore assez efficace à ce niveau. Le but final est d’obliger l’adversaire à se comporter comme nous le désirons "

Avec la qualité qui est présente, malgré les forfaits, ces objectifs semblent réalisables. "Personne n’a jamais contesté le talent qui habite nos Diables. Ce groupe est discipliné, réceptif et animé d’une bonne mentalité. Je le trouve même un peu trop sage. Face à l’Allemagne et la Turquie, il faudra aller à la guerre et nous aurons besoin en plus des qualités naturelles de la force athlétique et de l’expérience. Nous suivons donc de très près l’évolution de Van Buyten et Fellaini."

Son collègue d’Anderlecht n’a pas masqué son inquiétude quant à la sélection de Lukaku, mais "il peut dormir sur ses deux oreilles. Nous avons respecté à la lettre le programme (sportif et médical) que le Sporting nous a fait parvenir. Nous avions même proposé qu’il reste au club ce lundi matin. On n’est pas fou; les intérêts son commun. Anderlecht et les Diables ont besoin d’un tel joueur, comme des autres auxquels nous accordons autant d’attention ! Notre volonté est de travailler en parfaite et totale osmose avec les clubs dans l’intérêt général du football belge qui cherche à redorer son blason sur la scène internationale."