Gheysens a peu de chances d’être choisi et Usmanov n’est pas souhaité non plus : qui pourraient être les autres candidats ?

Anderlecht n’a pas que des préoccupations sportives. L’autre dossier - celui de la revente du club - est tout aussi chaud. Les candidats acheteurs ont jusqu’à 20 h, ce mardi soir, pour faire une offre.

En effet, pour des raisons fiscales - la loi change en 2018, ce qui rendrait une vente moins intéressante pour certains actionnaires - la vente doit se faire au plus vite. "Mercredi, on devrait savoir qui sont les nouveaux patrons d’Anderlecht", prétend Sporza, bien informé dans ce dossier.

Jusqu’à présent, deux candidats sont connus : Paul Gheysens de Ghelamco et le Russe Alicher Usmanov, actionnaire à Arsenal. Mais tout porte à croire qu’il y aura encore un ou des candidats. De qui s’agit-il ? La discrétion est totale.

Les deux offres connues ne répondent en tout cas pas aux attentes de la direction actuelle. Gheysens est un ennemi qui a pour but d’avoir un club pour son Eurostadium. Son lien avec Luciano d’Onofrio ne l’aide pas dans ce dossier : l’ancien boss sportif du Standard n’est pas le bienvenu à Anderlecht. Gheysens a très peu de chances d’être l’heureux élu.

Uzmanov, lui, a une réputation douteuse et risque de considérer Anderlecht comme un club satellite d’Arsenal, où il a 30 % des parts. Son arrivée possible à Anderlecht fait peur aux supporters.

La solution idéale semblait être Johan Beerlandt, CEO de Besix et actionnaire à Anderlecht. Mais, la semaine passée, il a fait savoir qu’il n’était pas intéressé. En revanche, il est disposé à rénover le Heysel, mais on doute qu’Anderlecht veuille jouer dans un stade avec une piste.

Alexandre Van Damme, le milliardaire belge qui a longtemps été considéré comme le futur propriétaire du club, n’a pas fait d’offre. Il vit en Suisse et ne semble plus intéressé. Surgirait-il en dernière minute ? Les fans doivent espérer qu’il y ait un autre candidat, inconnu jusqu’à présent, qui sera l’oiseau rare.

Pour rappel : deux types de revente sont possibles. Soit Anderlecht vend 100 % de ses actions, soit plus de 50 % de ses actions. Vu que plusieurs actionnaires aimeraient rester dans le club, la seconde solution est préférable.

Idéalement, le nouveau patron accepterait même que Roger Vanden Stock garde le poste de président pendant quelques saisons, même s’il n’est plus le patron du club. Et le cas échéant, Vanden Stock aimerait que Herman Van Holsbeeck reste à ses côtés. Mais tout cela, c’est le nouveau propriétaire qui en décidera.

Les personnes qui examinent les dossiers des candidats acheteurs sont Jo Van Biesbroeck (manager opérationnel du club) et René Trullemans, l’ancien directeur financier du Sporting, qui est encore souvent consulté. À eux de prendre la bonne décision…