L'affiche hispano-espagnole entre le FC Barcelone et le Real Madrid, ce soir en demi-finale aller de la Ligue des Champions, va exacerber la tension entre les deux grands d'Espagne qui structure l'histoire du football local. Barcelone-Real, c'est la rivalité entre la capitale et la province, la Castille et la Catalogne, le pouvoir central et la région, `le castellano´ et le catalan...

L'enjeu de ce choc entre les deux ogres de la Liga dépasse largement le cadre sportif mais ce troisième affrontement en C 1 revêt une importance sportive capitale.

D'un côté, le Real, qui avait espéré un triplé historique (Liga, C 1, Coupe d'Espagne) en cette saison du centenaire de sa naissance, doit, après sa défaite en finale de la Coupe d'Espagne, repartir du Camp Nou avec un bon résultat pour continuer à rêver d'un doublé C 1-Liga (le Real est deuxième à un petit point de Valence). `Le Real peut aussi terminer la saison sans aucun titre´, constate perfide, Joan Gaspart le président du FC Barcelone dont le club est largement distancé en Liga (5e place) et éliminé prématurément de la Coupe d'Espagne. Statistiquement, le match parle en faveur des Catalans. Le Real n'a plus gagné au Camp Nou depuis... 1983 et n'a obtenu que quatre nuls contre 15 défaites lors de ses 19 derniers déplacements à Barcelone.

DES POIDS LOURDS ABSENTS

`De toute façon, on ne sait pas jouer le match nul. C'est un match Barça-Real, alors il faut y aller pour gagner´

, estime le milieu de terrain français du Real Claude Makelele. En mars, le Real était revenu de Barcelone avec un nul aux allures de victoire (1-1). Sur le terrain, si la valeur totale des joueurs du Real atteint 1,652 milliard d'€ et celle du Barça de 1,649 milliard, un certain nombre de poids lourds vont manquer à l'appel mardi.

Côté Real, l'Argentin Santiago Solari est incertain, l'avant-centre Fernando Morientes est forfait et surtout la star portugaise ancien joueur du Barça à qui les supporters catalans promettaient un accueil spécial, Luis Figo, est suspendu. `Il a eu peur de venir ici. Il a fait exprès d'écoper d'un carton jaune contre le Bayern´ , a estimé le Néerlandais Frank de Boer, histoire de chauffer les esprits. Côté Barça, la liste des absents est longue. L'entraîneur Carles Rexach devra se priver de sa star Rivaldo, victime d'une entorse du genou droit, de Xavi, suspendu, et sans doute du combatif Carles Puyol, considéré comme l'âme de l'équipe. (AFP)

© La Libre Belgique 2002