Le ministre des Sports de la Fédération Wallonie-Bruxelles, André Antoine (cdH), envisage une action en justice concernant les récents chants anti-wallons des supporters du club de football de Genk, a-t-il indiqué jeudi devant le parlement.

Le ministre a chargé un avocat d'étudier quels moyens de droit sont envisageables pour répondre à ce qu'il qualifie d'atteinte à la dignité. "Il ne faut pas confondre racisme et folklore", a-t-il souligné.

Les supporters de Genk avaient entonné des chants anti-wallons dimanche lors du match face au Standard remporté 3-0 par les Limbourgeois. L'arbitre de la rencontre, Jérôme Efong Nzolo, avait interrompu la partie durant quelques minutes. L'Union belge de football (URBSFA) avait quant à elle jugé qu'il ne s'agissait pas de racisme et infligé une amende de 600 euros au club de Genk.

Pour le député francophone Maxime Prévot (cdH), lui-même ancien arbitre de football, la réaction de l'Union belge est "affligeante" et l'amende "bien chiche". Philippe Dodrimont (MR) a rappelé les précédents des supporters de Genk et qualifié les chants "d'insultes au peuple wallon". Il demande au ministre-président Rudy Demotte (PS) d'exiger des excuses auprès du club de Genk.

Rappelant les principes de fair-play, les codes d'éthique, mais aussi la loi Moureaux sanctionnant les propos racistes, André Antoine s'est lui aussi étonné de la réaction de l'Union belge, avec qui il a demandé rendez-vous.

"Il n'est plus question de voir un pouvoir public subventionner un sport qui ne pourrait faire respecter les principes de fair-play", a-t-il menacé. Une réforme du code d'éthique va par ailleurs étendre sa portée aux supporters et parents.