C’est officiel depuis hier, Kevin De Bruyne rejoint les Blues de Chelsea. Une aubaine pour le rouquin, qui réalise son rêve. "Je vais devoir travailler dur pour avoir le niveau, déclare De Bruyne sur le site de Chelsea. C’est vraiment un grand pas en avant. Chelsea est un des plus grands clubs du monde. Quand on compare le niveau avec celui de Genk, on voit de grandes différences. Ici, on s’améliore rien qu’en s’entraînant aux côtés d’aussi bons joueurs."

Ce transfert soulage aussi le Belge. "Inconsciemment, cela pesait sur mes épaules, ces derniers mois. J’étais déçu que le transfert ne se soit pas fait pendant le mercato d’été. Et lorsque je me suis blessé à l’orteil, en décembre, je me suis mis à douter. Mais maintenant, c’est fait."

De Bruyne a signé un contrat jusqu’en 2017 mais ne rejoindra pas Stamford Bridge tout de suite. Il terminera la saison avec Genk, avant, sans doute, d’être prêté dans un club du "subtop" la saison prochaine.

"La saison prochaine, je serai en principe encore prêté, mais j’entamerai bien la préparation à Conham (le centre d’entraînement de Chelsea, NdlR). Si tout se passe très bien, je resterai peut-être à Chelsea, mais je serai peut-être prêté à un club plus petit que Chelsea mais plus grand que Genk", a ajouté le joueur de 20 ans.

Avant de prendre sa décision, De Bruyne s’était renseigné auprès des autres Diables rouges. "Lundi, j’ai contacté Lukaku. Je lui ai envoyé un SMS parce qu’il était en route vers Swansea (NdlR : où Chelsea jouait hier soir). En équipe nationale, j’avais déjà parlé de mon transfert avec Thibaut Courtois."

Avec l’arrivée de Kevin De Bruyne désormais bouclée, le contingent belge a augmenté d’une unité supplémentaire chez les Blues.

Il y a eu Arsenal et ses Frenchies durant les années 90, il y aura Chelsea et ses Diables dans les années 2010.

Dans le noyau, seule la légion portugaise est plus nombreuse (Meireles, Bosingwa, Ferreira et Hilario) à l’heure actuelle. Mais d’ici à cet été, les choses pourraient évoluer, puisque Chelsea vise Eden Hazard.

Pour la sélection, voir autant de ses représentants garnir les rangs de l’un des plus grands clubs du monde est assurément une bonne nouvelle. De Bruyne en est conscient. "C’est de bon augure pour l’équipe nationale, déclarait-il à son retour de Londres. "Kompany, Vermaelen, Hazard : ils évoluent également au top. On aura une très bonne équipe pour la prochaine campagne."

C’est sur l’exportation massive de ses cadres que l’équipe de France a bâti ses succès de 1998 et 2000. Aux Diables de faire leur trou puis de transposer le savoir-faire accumulé à l’étranger pour faire franchir un cap à la sélection.