Cinquante-trois buts ont été inscrits en dix-huit rencontres de Playoffs 1.

Cinquante-trois buts qui racontent beaucoup de choses quand on les analyse de plus près. Avec la précieuse collaboration de Christian Schaekels, du site Vision du Jeu et consultant statistiques pour Voo Foot, la Dernière Heure a tout décortiqué en répartissant ces buts en quatre catégories :

- but sur phase arrêtée (coup franc, penalty, coup de coin, touche)

- but sur attaque posée (phase offensive normale)

- but sur attaque rapide (une passe qui accélère le jeu de manière décisive)

– but sur reconversion rapide (perte de balle adverse et contre-attaque victorieuse)

Voilà qui nous apprend à lire dans le jeu des six entraîneurs engagés en PO1 et permet de tirer plusieurs enseignements intéressants.

Débutons par le leader. Les chiffres prouvent que Zulte Waregem est une équipe attentiste qui mise quasi uniquement sur la contre-attaque. Les hommes de Francky Dury n’ont pas encore pu inscrire un seul but sur une attaque posée, c’est la seule formation dans le cas. Les cinq buts encaissés sur attaque posée démontrent également que les Flandriens laissent la possession de balle à l’adversaire et subissent le jeu. D’où tous ces buts pris sur attaques posées ou phases arrêtées.

Si Zulte Waregem joue de cette manière depuis le début de la saison, on remarque une grosse évolution tactique au Standard. Lors de son arrivée, Mircea Rednic misait énormément sur les reconversions rapides grâce à des joueurs explosifs. Depuis le début des playoffs, on remarque que les Liégeois vont moins vite vers le but adverse et cherchent à poser le jeu. Cinq des six buts de plein jeu l’ont été sur une attaque posée.

Comme le système assez clair de Rednic, les hésitations tactiques de John van den Brom se lisent également dans le tableau. Anderlecht marque peu et de toutes les manières possibles. La preuve que le Sporting ne sait pas trancher en faveur d’un modèle précis. Que ce soit la contre-attaque comme l’an passé sous Ariël Jacobs ou la domination du jeu comme c’était le cas durant les six premiers mois de vdB. Les autres équipes l’ont bien compris et laissent toujours la possession à Anderlecht qui n’a d’ailleurs encaissé aucun but sur attaque posée, tout le contraire de Zulte Waregem.

Terminons avec le contraste saisissant entre Bruges et Genk. Les Blauw en Zwart misent énormément sur les reconversions rapides. La ligne médiane doit récupérer le ballon et partir directement vers l’avant, notamment grâce à l’ultra-rapide Lestienne. C’est de cette manière que les deux buts brugeois sont tombés dimanche face à Anderlecht. À Genk, c’est tout l’inverse. On ne marque jamais de manière rapide, ce qui met en lumière le manque de vitesse dans cette équipe.