Il n'a manqué aucun sommet, depuis son arrivée au Club Bruges, en 1999. Il en a ainsi disputé dix de rang. Personne d'autre que lui ne peut exciper d'une telle assiduité. Redevenu footballeur anversois, Philippe Clement ne tire aucune vanité de cette belle constance à l'automne de sa carrière. Mais, pour rien au monde, il n'aurait voulu "brosser" cet authentique événement : " Club - Anderlecht s'impose, pour tout Brugeois digne de ce nom, comme l'unique vrai sommet de la saison. Il l'est pour les supporters, mais aussi pour les dirigeants et pour les joueurs. Aucune autre confrontation ne l'a jamais éclipsé. Pour une raison évidente : la rivalité est, depuis très longtemps, exacerbée entre Bruges et Anderlecht. "

Philippe Clement insiste : " On vibre beaucoup plus intensément pour un Bruges - Anderlecht que pour un Bruges - Standard, dans la mesure où le club liégeois n'est redevenu un vrai rival que depuis deux ou trois ans. Club - Sporting est aussi tout différent d'un derby brugeois, qui n'est un sommet que pour le Cercle, pas pour les supporters du Club. Seuls Bruges et Anderlecht guerroient vraiment dans la même catégorie. "

Pourquoi Bruges - Anderlecht apparaît-il aussi particulier ? " L'atmosphère est différente avant ce match-là. Les journalistes se pressent plus nombreux dans la semaine qui précède l'événement. La tension est perceptible dans le vestiaire, car il s'agit, toujours, d'un match à six points . "

C'est la rencontre de la saison 2004-2005 que le défenseur anversois privilégie : " C'était la dernière année de Trond Sollied. Le Club a conquis le titre, au Jan Breydelstadion, lors de l'avant-dernière journée, en partageant l'enjeu avec Anderlecht. Etre champion chez soi, contre son vrai rival et dans un stade en extase, il n'y a rien de plus exaltant pour un footballeur ambitieux comme les Brugeois l'ont toujours été ! "

Standard - Genk, clap... 2e. Les deux "voisins" se sont déjà affrontés, cette saison, lors de la Supercoupe. Après une préparation en demi-teinte, les Rouches avaient répondu présents pour décrocher leur premier trophée de la saison. Mais les Liégeois le clamaient : ils n'étaient pas encore prêts.

Aujourd'hui, le Standard n'a toujours pas retrouvé son meilleur niveau. Il faut dire que des problèmes inattendus sont venus contrarier les plans : l'affaire Witsel, suspendu huit matches, immédiatement suivie par la blessure de Defour, indisponible plus de trois mois.

Ce trou laissé dans l'axe de l'entrejeu a été comblé à moitié. Carcela a saisi sa chance comme médian offensif. Mais le poste défensif n'a pas encore trouvé preneur. La solution pourrait venir d'Olivier Dacourt, attiré dans l'urgence à Sclessin. Le Français de 35 ans est qualifié et peut faire ses grands débuts contre Genk. Reste à savoir s'il est prêt physiquement. Il n'a quasiment plus joué depuis qu'il s'est déchiré les ligaments croisés du genou gauche le 3 décembre 2007. En 2008, après sept mois de revalidation, il n'a joué que 12 minutes, lors d'une montée au jeu, le 19 octobre, lors de Roma-Inter. Et, en 2009, il n'a joué que 147 minutes avec Fulham.

Arrivé au Standard, le 23 septembre, Olivier Dacourt a suivi un programme individuel avec Guy Namurois et Siramana Dembélé. Hier, il a effectué son premier entraînement avec l'ensemble du groupe. " Je ne suis pas prêt à jouer. Je ne sais pas si ce serait rendre service à l'équipe et à moi. Je ne serais pas à l'abri d'une blessure. Même en montant en fin de match. Mais, si le coach fait appel à moi, je peux tenir , lance Olivier Dacourt. Je ne doute pas de mes qualités, j'ai géré la pression. Mais ici, je suis attendu au niveau de mon âge : si je ne suis pas prêt, je ne jouerai pas. C'est ma dernière saison, je veux prendre du plaisir et être bon. "

Club de Bruges-Anderlecht en direct dès 16h

Standard-Genk en direct dès 20h30