L'Espagne n'est pas parvenue à surmonter le colosse grec, hier après-midi. Malgré un but d'ouverture de Morientes, la Grèce a montré qu'elle pouvait aussi remonter un handicap pour obtenir le partage. Un match nul fêté comme une victoire par Otto Rehhagel et ses joueurs compte tenu du programme de la dernière journée: la Grèce affrontera la Russie pendant que le choc opposera Portugais et Espagnols, les deux (ex-)favoris ibériques du groupe.

Sous les yeux du roi Juan Carlos d'Espagne, sur leur première action dangereuse et après plusieurs vagues d'assaut sans réel danger, les Espagnols allaient prendre l'avantage immédiatement. La passe en retrait trop faible de Kapsis était exploitée par Raul qui, d'une talonnade, trouvait Morientes. L'ex-attaquant de Monaco évitait Seitaridis avant de tromper Nikopolidis à bout portant (0-1). Quelques minutes plus tard, la Grèce aurait pu égaliser, mais la volée puissante de Vryzas, bien positionné à l'entrée du petit rectangle, était contrée in extremis par Marchena alors que Casillas était probablement battu.

Au retour des vestiaires, les Grecs mettaient les premiers le nez à la fenêtre. Pourtant, après les deux envois du capitaine Zagorakis, les Hispaniques manquaient une énorme opportunité de doubler la mise. Isolé au second piquet, Raul n'arrivait pas à repiquer sa tête, sur un centre de Joaquin.

Rehhagel inspiré

Otto Rehhagel, lui, ne tardait pas à jeter toutes ses forces dans la bataille en faisant monter au jeu Nikolaidis et Tsiartas. Un choix judicieux du sélectionneur allemand de la Grèce puisque, quelques minutes après l'heure de jeu, le second nommé lançait superbement Charisteas dans le dos de Puyol. L'attaquant du Werder Brême contrôlait en pleine course et plaçait le ballon sous Iker Casillas (1-1). Bousculés par cette égalisation, les joueurs d'Inaki Saez poursuivaient malgré tout leur marche en avant avec l'insaisissable Joaquin sur le flanc droit notamment. Montées en puissance, dribbles déroutants, centres fuyants, le jeune médian droit donnait le tournis aux défenseurs grecs. Sur deux de ses corners, l'Espagne aurait pu (dû?) reprendre l'avance, mais la tête d'Helguera trouvait Nikopolidis et l'essai de Valeron, monté au jeu, était contré. L'excellente organisation grecque pliera mais ne rompra finalement pas.

Grèce 1

Espagne 1

GRÈCE: Nikopolidis, Seitaridis, Dellas, Kapsis, Fyssas (86e Venetidis), Zagorakis, Karagounis (53e Tsiartas), Katsouranis, Giannakopoulos (49e Nikolaidis), Vryzas, Charisteas.

ESPAGNE: Casillas, Puyol, I. Helguera, Marchena, Raul Bravo, Etxeberria (46e Joaquin), Albelda, Baraja, Vicente, Morientes (65e Valeron), Raul (80e Fernando Torres).

ARBITRE: M. Michel (Svq).

AVERTISSEMENTS: Katsouranis, Giannakopoulos, Karagounis, Zagorakis, Vryzas, Marchena, I. Helguera.

LES BUTS: 28e Morientes (0-1), 66e Charisteas (1-1).

© Les Sports 2004