MOLENBEEK Les supporters du Brussels sont exceptionnels et exemplaires! Ils soutiennent leur équipe contre vents et marées, même lorsque celle-ci ne se montre guère brillante comme ce fut le cas ce samedi soir. Et même quand ils n'ont guère été gâtés depuis le début de cette campagne puisque leur meilleure prestation, leurs favoris l'ont produite au Standard. Le stade Machtens paralyserait-il les joueurs d'Emilio Ferrera? Ce serait bien dommage parce que le public est de plus en plus nombreux et la cellule commerciale s'est faite forte de remplir les seats, sans oublier les sponsors.... Bien sûr, Samy Greven et ses copains ne demandent pas mieux que de répondre aux attentes. Mais jusqu'à présent, ces réponses sont absentes, comme la confirmation du renouveau vu au Standard. De plus, si Malusci était bloqué sur son lit d'hôpital et si Voskoboinikov n'était pas encore qualifié, Emilio Ferrera avait pour la première fois cette saison l'embarras du choix au niveau de la sélection.

Où se situa alors le problème? D'abord dans deux faits qui déterminèrent la tournure de la rencontre face aux Campinois. Le premier se situa dès la minute initiale lorsque Kristof Snelders, le seul petit nouveau qui a entamé le match, a placé du mauvais côté du poteau un ballon trois étoiles venu du crâne d'... Haraldsen. Le second tournant se déroula peu avant l'heure de jeu lorsque M. Bourdouxhe exclut très sévèrement le capitaine molenbeekois. Nonante secondes plus tard, Paas inscrivit le seul goal d'un match dont le résultat logique aura dû être un nul blanc.

Un partage sans goal? Les occasions furent très rares. Parce que le Brussels était particulièrement bien organisé: ce n'est pas une surprise. Mais aussi à cause de la faible prestation des deux éléments chargés d'apporter les idées sur les flancs: Zezeto et Kinet. Dans le chef du second, c'est excusable dans la mesure où il revenait dans le coup après une longue absence.

«On a perdu ce match en première période, surprit Johan Vermeersch après coup. Par manque de combativité, de rythme et de créativité. De plus, mes joueurs ont abusé de longs ballons aériens face à des géants campinois... On aurait pu évoluer de cette façon pendant une dizaine d'heures sans jamais trouver l'ouverture. Pourtant, Westerlo était bien peu impressionnant... J'ai revu le même scénario qu'à Lokeren. C'est regrettable devant notre public, nos sponsors!»

Plus facile par après...

Bien conscient des manquements, Emilio Ferrera mit encore l'accent sur la décision arbitrale qui fit changer la face de la partie: «Ce ne fut pas un bon match, reconnut-il. Comme nous le désirions, nos adversaires eurent la maîtrise du jeu, mais sans se montrer réellement dangereux. Tout se passa comme nous l'avions prévu jusqu'à cette exclusion incompréhensible (NdlR: ce que confirma très humblement Jan Ceulemans). À onze contre onze, je suis certain que Westerlo n'aurait pas marqué. Maintenant, on ne peut se retrancher derrière ce fait de match. Je constate qu'on a mieux joué à dix qu'à onze - l'aspect psychologique joue à ce moment, tous les joueurs en remettent une couche pour compenser cette perte -, surtout après l'introduction de Riise. Il est toujours facile par après de dire qu'il aurait fallu titulariser le Norvégien d'emblée. Il est revenu seulement jeudi d'un long périple et avait disputé deux matches en moins d'une semaine. Je craignais qu'il ne pût tenir la distance.»

L'Anversois a raté la première occasion du match. (BELGA)

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