Le procureur de l'Union belge de football, René Verstringhe, à la demande du président Jan Peeters, a ouvert une enquête, lundi, suite aux accusations de corruption dans le football belge proférées par l'ancien entraîneur de La Louvière, Daniel Leclercq.

Dans les jours qui viennent, le Français sera appelé à venir expliquer ses propos.

Ce type d'enquête n'a rien d'exceptionnel. Il s'en ouvre à chaque fois qu'une personnalité du monde du football avance de telles accusations de corruption dans le football belge.

Dans le quotidien français France Soir de jeudi dernier, puis certains quotidiens belges, Daniel Leclercq a dénoncé le fait que chaque semaines des matchs étaient vendus en Belgique sans apporter cependant la moindre preuve et la moindre accusation précise.

Ce sont ces preuves et ces précisions que René Vertstringhe désirera obtenir du «Druide ». Sans celle-ci il classera l'affaire sans suite comme il l'avait fait, l'an dernier, suite aux accusations portées par Enzo Scifo, entraîneur du Sporting de Charleroi, et Wim De Coninck, alors entraîneur d'Alost.

Après avoir sauvé La Louvière de la rélégation l'an dernier, Daniel Leclercq avait quitté son poste d'entraîneur le 1er octobre, alors que le club hennuyer occupait la 17e et avant-dernière place du championnat de Belgique de division 1, avec 1 point en 7 matchs.