”Est-il maudit ?”: la presse internationale s’inquiète pour Neymar

Le Brésil retient son souffle pour sa star, sortie sur blessure face à la Serbie jeudi soir.

Julien Parcinski
TOPSHOT - Brazil's forward #10 Neymar gestures as he is replaced during the Qatar 2022 World Cup Group G football match between Brazil and Serbia at the Lusail Stadium in Lusail, north of Doha on November 24, 2022. (Photo by Giuseppe CACACE / AFP)
Le joueur brésilien est sorti sur blessure, lors du premier match du Brésil dans cette Coupe du monde 2022. ©AFP or licensors

Le diagnostic est tombé rapidement. Une transparence obligatoire vis-à-vis des 214 millions de Brésiliens qui ont basculé dans l’angoisse ce jeudi soir en voyant Neymar en larmes sur le banc. “Neymar a une entorse à la cheville”, a communiqué Rodrigo Lasmar, le médecin de l'équipe. “On a débuté immédiatement le traitement et il doit attendre entre 24 et 48 heures pour voir. Il n’y a rien d’autre à faire pour l’instant.”

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Le fatalisme des propos du médecin de la Seleçao n’a pas rassuré les Brésiliens. À l’image du pays, la presse nationale s’inquiète pour le futur du joueur du PSG dans cette Coupe du monde au point qu’A Folha dresse les symptômes et chaque type d’entorse de la cheville. “C’est la blessure la plus récurrente dans le football”, dit le journal de Sao Paulo en revenant aussi sur le match en se félicitant que “Richarlison a ressuscité le poste de numéro 9 du Brésil.”

A Tarde pointe le fait que “Neymar est devenu le joueur ayant été le plus victime de fautes au premier tour d’une phase de groupe de la Coupe du monde”, tout en appelant de manière générale à “contrôler ses émotions pour aller chercher la sixième étoile.”

En Europe, les journaux se montrent également inquiets pour la santé du Parisien tout en insistant sur le matraquage du joueur par les Serbes. “Le Brésilien a subi neuf fautes, cinq de plus que n’importe quel autre joueur sur la pelouse. Son jeu de provocation l’expose, c’est vrai, et la Seleçao doit composer avec ce risque. Ce nouveau coup dur pour le Parisien s’inscrit dans une longue liste de pépins subis depuis son arrivée au PSG en août 2017”, précise L’Équipe quand Eurosport se demande s’il “est maudit ?”

Les Espagnols d’AS déplorent qu’il ait “subi de durs tacles” alors que la presse allemande via Kicker estime que “la réaction du joueur ne laisse rien présager de bon.”

Cette sortie rappelle son forfait prématuré en Coupe du monde 2014 lorsqu’il avait dû quitter les siens en quart de finale après s’être fracturé une vertèbre, ce à quoi fait référence la Gazzetta dello Sport : “Le cauchemar mondial est de retour pour lui. En 2014, Neymar avait estimé qu’on lui avait volé sa finale chez lui en le blessant en quart. Espérons pour le bien du football qu’on ne revive pas cette scène. Sa Coupe du monde pourrait déjà être finie même si le sélectionneur Tite est persuadé du contraire.”

En conférence de presse, l’entraîneur a martelé que son numéro 10 “rejouerait ici au Qatar. Sa Coupe du monde n’est pas finie.” Pour The Guardian, cela reflète davantage d’un moyen de communication habile plutôt qu’une certitude. “Peut-être que le comportement détendu de Tite était une tentative d’éviter l’hystérie qui a suivi sa blessure en 2014 ?”

Une chose est sûre. Tout un pays tremble et retient son souffle. Et cette situation anxieuse risque de perdurer pendant plusieurs jours.