Ils étaient trois. Trois à avoir survolé un match où un arrière-goût de Genk semblait s’être glissé. Car avec Courtois, Benteke et De Bruyne, les anciens du Limbourg semblaient avoir choisi leur soirée : “C’est vrai que cela ressemble un peu à ça. C’est bien parce qu’on est des joueurs jeunes et qu’on montre une image positive mais il ne faut pas s’arrêter à cela. Quand vous voyez la rentrée d’un Mirallas ou l’assist d’un Chadli, c’est tout le groupe qui est concerné !”

Il n’empêche. Sans Thibaut Courtois et quelques arrêts de haute volée, les Diables ne seraient pas forcément ressortis indemnes du Marakana. “C’est vrai que je sors quelques ballons chauds en restant bien attentif sur ma ligne. Maintenant, on ne va pas non plus cacher qu’on a eu la chance de notre côté. Mais j’avais déjà connu cela avec Genk au moment où nous avons été champions. De la chance, il en faut toujours à un moment ou un autre. On en aura encore besoin pour aller au Brésil.”

Un Brésil que la vareuse jaune portée hier par Courtois semblait déjà rappeler. Avec un Christian Benteke et une ligne d’attaque réconfortée par trois buts (“je suis content pour Christian. Avant son but, il a déjà deux petites occasions. Il a été déterminant”), il ne restera plus aux Diables qu’à éviter les premiers quarts d’heure passés comme des patients endormis dans une salle d’attente : “On ne peut pas dire ça. On s’attendait à avoir beaucoup de pression. Ce qui s’est passé est normal. On est monté en puissance par après.” Un scénario quasiment programmé.