Cinq chances sur dix. C'est la probabilité que la Belgique puisse organiser, conjointement avec les Pays-Bas, la Coupe du monde de football en 2018, selon Alain Courtois, le responsable belge du projet de candidature. Le sénateur MR et ex-secrétaire général de l'Union belge de football a participé hier soir à un débat sur le thème "sport et assurance", organisé dans les locaux de "La Libre Belgique" à l'occasion de la remise du prix de l'"Insurance Personality" (lire en page 18).

"Après ma rencontre d'hier avec le président de l'UEFA (Michel Platini, NdlR) , j'estime que nous avons cinq chances sur dix de remporter l'organisation du Mondial", a-t-il dit, répondant à une question de Rodrigo Beenkens, journaliste RTBF qui, avec Tom Coninx de la VRT, était le modérateur du débat réunissant également Philippe Rogge, le chef de la délégation belge aux Jeux Olympiques de Pékin, et Roger Vander Haeghen, patron de la compagnie spécialisée dans l'assurance d'événements sportifs Vander Haeghen & Co.

Mais Alain Courtois le reconnaît : "Le grand concurrent sera l'Angleterre. Toute la question est de savoir si la Belgique veut, 50 ans après avoir accueilli l'Expo 58, organiser à nouveau un événement de portée mondiale." Sur ce point, le chef du projet Coupe du monde Belgique 2018 se montre optimiste : "On sait que ce sera difficile mais pour une fois, la Belgique peut gagner. Et la Belgique va gagner !"

Pour Alain Courtois, l'organisation du Mondial serait une avancée pour la reconnaissance du sport dans notre pays. Hier, il a d'ailleurs à nouveau plaidé pour que l'on accorde "davantage d'attention au sport, vecteur d'intégration sociale, de multiculturalité, de développement de soi, d'apprentissage de la règle et de santé".

Gestion de crise

Concernant la conclusion d'une police d'assurance pour un événement tel que le Mondial ou l'Euro 2000, dont il était déjà le grand organisateur en Belgique, Alain Courtois a souligné la nécessité de prévoir une couverture de l'événement dès le stade de la candidature, "afin de donner la garantie que l'analyse des risques est complète". L'ex-secrétaire général de l'Union belge a aussi insisté sur l'importance des polices couvrant les droits TV, le sponsoring, etc. Enfin, a-t-il conclu, "une bonne organisation doit comporter une gestion de crise et de risque, bref, anticiper". Comme tout bon joueur de football...