Crasson: `Il n'est pas trop tard´

Football

DOMINIQUE PAQUET

Publié le

Crasson: `Il n'est pas trop tard´
© PIRARD

Au Milan, resto de qualité de Woluwe, la salle comble n'empêche pas la conversation de s'animer autour d'un traditionnel et bienvenu plat de pâtes. Au mur, une immense carte d'Italie, peinte sur un bois finement ciselé, ravive les souvenirs et attise quelques regrets.

`Il est clair, fait alors remarquer Bertrand Crasson, que certaines choses qui se passent pour le moment, dans le football belge en général, dans mon club en particulier ne se produiraient jamais dans le Calcio. C'est une question de mentalité mais aussi d'approche et de gestion collectives des événements.´

`RIEN N'EST FAIT´

Ceux évoqués ici, à mots à peine couverts, ont eu lieu juste après le match disputé par les Bruxellois contre l'Eendracht Alost. En cause? Mais qui l'ignore encore? Une sombre querelle de vestiaires, réglée à l'issue d'un vote maladroit, a ainsi davantage désavoué les auteurs de cette pantomime ridicule qu'elle n'a contribué à renforcer les valeurs que le duo prétendait défendre en agissant de la sorte, en francs-tireurs. Anecdotique? Plutôt révélateur, donc, sans conséquence toutefois pour la fin de saison des Anderlechtois qui, avec quatre et cinq points de retard sur leurs deux principaux rivaux, apparaissent, néanmoins, fatigués d'un numéro qu'ils semblent être devenus incapables de réaliser: conserver leur titre...

`J'ai la naïveté de penser qu'en cas de succès de notre part, nous placerions Bruges et Genk dans une situation quelque peu inconfortable: avoir l'obligation de gagner (NdlR: pour le Club, contre La Gantoise et pour Genk, face à Charleroi) constitue, parfois, le meilleur moyen de ne pas y parvenir. Mais encore faut-il pour cela que nous ayons réussi à prendre au préalable notre revanche sur les Liégeois.´

REVANCHE

Le mot tombe comme le goal inscrit par Moreira à l'aller était tombé: comme un couperet... `Ce jour-là

Poursuit Bertrand Crasson, nous ne méritions pas d'être battus. Anderlecht avait dominé le Standard durant l'essentiel de la partie.´

Ce soir, Bertrand Crasson s'attend à trouver sur sa route onze adversaires extrêmement motivés à l'idée de répéter leur performance du mois d'octobre.

`Le phénomène de rivalité existant entre le Sporting et le Standard est vécu de façon plus intense dans la Principauté qu'à Bruxelles. Pour quelles raisons? Je l'ignore. Compte tenu de la pression qui pèse sur nos épaules, nous sommes dans l'obligation de nous imposer tout le temps. Le Standard sélectionne, implicitement probablement, plus ses objectifs que nous.´

Les Liégeois parlent de motivation exacerbée. L'Anderlechtois évoque, plutôt, `en cas de succès, la satisfaction du devoir accompli´, se réfère à une conscience qui doit être `tranquille´ et insiste sur ceci: `Parmi les trois équipes de tête, Anderlecht est celle qui est la moins bien classée. Cette situation, liée à notre réputation, exige que nous réagissions. Il n'est pas trop tard.´

Il est temps, néanmoins...

© La Libre Belgique 2002

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