Des supporters qui exigent le limogeage de l'entraîneur; un vice-président, Karl-Heinz Rummenigge, porte-parole d'une direction apparemment impuissante qui prône la patience mais surtout des chiffres et une position dans la seconde moitié du classement indignes de la réputation du club.

Les chiffres ? Le Bayern réalise son plus mauvais début de saison depuis... 31 ans. Il vient d'enchaîner trois rencontres de "Bundesliga" sans victoire : après le camouflet contre Brême (2-5), il s'est incliné à Hanovre (0-1) et s'est révélé incapable, à l' Allianz Arena , de battre le modeste Bochum contre qui il avait pourtant mené par trois buts à un. Une fois encore, la défense bavaroise a gravement failli. Le Bayern a encaissé 13 buts en 7 matches.

Que se passe-t-il donc au sein du plus grand club allemand ?

1 Le Bayern n'a pas de fond de jeu. En cause ? Partiellement en tout cas le système de rotation imposé par Jurgen Klinsmann. Le nouvel entraîneur est toujours à la recherche d'une équipe stable. Il ne paraît pas encore avoir opté pour une défense à trois ou à quatre arrières. Sans parler des problèmes du duo offensif.

2 Le manque de réussite de Toni. Luca Toni ne marque plus. Ses équipiers ménagent à l'Italien au moins cinq grosses occasions par match. Il est toujours bien placé mais il ne les concrétise pas.

3 Klinsmann n'a pas tardé à faire des mécontents. L'entraîneur imposé à Franz Beckenbauer a innové dans tous les domaines. Depuis deux matches, Van Bommel "a le masque" sur le banc des remplaçants où il côtoie Podolski, aussi amer que lui.

4Rensing, le successeur de Kahn, fait son écolage. Il n'a toutefois pas encore gagné un match. "Cela fait mal d'être sifflé, mais il faut bien admettre que nous ne prestons pas au niveau auquel nos supporters sont en droit de nous attendre, a avoué Jurgen Klinsmann. Mais je sais où se situe le problème. Je le résous petit à petit."