Le travail en salle de musculation en compagnie des kinés l’avait épuisé. Il devait même lutter pour rester éveillé face aux journalistes hier en début d’après-midi. Mais Gohi Bi Cyriac sait que ses efforts payeront à l’avenir. Un avenir de plus en plus proche.

Où en êtes-vous physiquement après vos deux graves blessures au genou, en décembre 2010 puis en avril 2012 ?

Je ne suis pas encore à 100 % mais je sens que je progresse de jour en jour.

Quand pourrez-vous rejouer ?

Je pense que j’aurai retrouvé toutes mes capacités fin janvier ou début février. Je m’étais fixé le début des playoffs comme objectif mais je serai là bien avant.

Avez-vous encore quelques appréhensions après deux graves blessures ?

Je n’ai pas encore vraiment eu l’occasion d’avoir des contacts lors des séances d’entraînement que j’ai suivies mais je n’aurai pas peur. J’en ai discuté avec Ronald Vargas qui est passé par les mêmes étapes : si tu as peur, tu te reblesseras plus vite.

Vous avez justement passé deux petites semaines à Dallas avec Vargas avant les fêtes. Comment s’est passé ce stage ?

C’était une idée de Ronald. Il connaissait l’endroit. C’est un centre où les sportifs américains préparent leur saison. On a croisé des joueurs de base-ball et de football américain. On a fait beaucoup d’exercices de cardio et de renforcement du genou. Je suis rentré des Etats-Unis avec plus de puissance mais aussi plus de confiance. C’est très important.

Avez-vous craint d’être perdu pour le football ?

Je savais que je pourrais rejouer au football mais j’avais très peur de ne pas retrouver toutes mes sensations. Mais là, je sais que je reviendrai pour jouer au plus haut niveau.

Où allez-vous jouer dans cette équipe d’Anderlecht ?

Je suis assez polyvalent. Pointe, côté, soutien : je peux m’adapter partout. Au Standard, j’évoluais comme deuxième attaquant derrière Tchité et cela marchait bien. Je ne suis pas venu à Anderlecht pour piquer la place de quelqu’un mais pour montrer mes qualités spécifiques. Il n’y a personne avec le même profil que moi actuellement dans ce club.

Suivez-vous de près la saison actuelle du Sporting ?

Bien sûr. Je ne dois avoir raté qu’un match depuis le début de la saison. Cela tourne vraiment bien et je me réjouis d’intégrer un club en pleine réussite.

Vous qui avez suivi la compétition : qui mérite le Soulier d’Or ?

Mbokani. On connaît ses qualités mais il ajoute de la constance. Il progresse même de match en match, je trouve.

Ce Soulier d’Or, le gagnerez-vous un jour ?

Si je suis épargné par les blessures, je ferai partie des meilleurs joueurs du pays et je serai donc un prétendant.