Pour les entraîneurs récents du Standard, le Lierse semble incarner l’adversaire des premières. "J’avais repris l’équipe, la première fois, après l’éviction de Robert Waseige, se souvient Dominique D’Onofrio. Mon premier match nous conduisait au Lisp. Malgré une excellente prestation, nous nous étions inclinés par deux buts à zéro. Huysegems et Kone avaient été les buteurs"

Le résultat mais surtout la prestation collective du Standard contre Zulte-Waregem, dans le match d’ouverture, ont fait l’effet d’une douche froide à S clessin : "Globalement, nous avons acquitté le prix de notre inexpérience, analyse l’entraîneur du Standard. Nous n’avons pas reproduit l’animation qui avait été la nôtre contre Auxerre et qui nous avait permis de nous forger six ou sept occasions franches. Contre Zulte Waregem, cette animation s’est révélée défaillante. Était-ce le stress d’évoluer devant 27 000 personnes ? Notre équipe est très jeune. Certains, manifestement, doivent encore apprendre le vrai foot. L’envie, la volonté étaient indéniables. Ces deux qualités ne suffisent pas quand on joue sans tête. Elles n’ont jamais éclipsé les autres atouts que sont l’intelligence, l’anticipation, la reconversion, le jeu en possession du ballon mais aussi la réaction quand on en est dépossédé. Mon travail sera de longue haleine. Il m’obligera à taper systématiquement sur le même clou".

Depuis la reprise, Dominique D’Onofrio ne cesse de décliner l’argument, indéniable, de l’extrême jeunesse de son effectif pour expliquer un départ en demi-teinte. Il l’exploite encore quand il observe : "Le Lierse est un promu mais il compose également une formation expérimentée, considérée en D2 comme une équipe de D1."

L’entraîneur du Standard sait, aussi, que la jeunesse ne pourra plus, longtemps, servir d’excuse. Elle pourra encore être avancée comme circonstance atténuante mais plus comme alibi.

Il attend ainsi beaucoup - plus - de sa charnière médiane Defour - Witsel : "J’ignore pourquoi ils n’ont pas encore évolué à leur niveau. À leur décharge, je ferai observer que, si l’expérience a toujours prévalu au Standard, c’est la première fois qu’elle ne peut être avancée comme atout. Les saisons précédentes, Steven et Axel ne devaient pas, comme c’est le cas aujourd’hui, supporter tout le poids du match. On jouit des avantages d’une jeune équipe mais on pâtit aussi de ses inconvénients."

Defour et Witsel peuvent, déjà, gommer un défaut observé contre Zulte Waregem : "Ils doivent jouer davantage en fonction l’un de l’autre."

L’équilibre de l’équipe et l’animation de son jeu en tireront bénéfice