Déjà retapés devant leur télé, les Standarmen auront presque pu se consoler de leur dimanche après-midi en se disant qu’ils clôtureraient le week-end avec le même résultat que les Anderlechtois.

Un coup de boutoir de Mbokani balancé à la dernière minute face à Courtrai aura réduit à néant cette idée. Tout simplement excellent, le Sporting n’aurait d’ailleurs pas mérité d’être tenu en échec. Avec des occasions franches signées des pieds de Bruno, Praet, Kouyaté, avec une tête remarquablement balancée de Mbokani et un penalty raté de Biglia, les Mauves n’auront, au-delà de cette victoire extrême, qu’à questionner leur manque d’efficacité. Et le retour du syndrome des penaltys manqués.. "C’est clair que si je l’avais mis au fond, tout aurait été plus facile. Mais le principal, cela reste les trois points. Cela fait quelques semaines que l’on joue très bien et je ne vois pas pourquoi cela devrait changer", confiait hier Lucas Biglia que le coup de réparation raté ne parvint pas à affecter. Mais au-delà de tous les constats, seul le jeu affiché par les Anderlechtois méritait hier de capturer l’intérêt. Jamais, le Sporting n’avait jusqu’ici affiché aussi peu de déchets et donné l’impression d’une mécanique remarquablement rodée. Une mécanique à laquelle une nouveauté semble au demeurant venir s’ajouter à chaque sortie. Le rôle offensif joué par Cheikhou Kouyaté face à Courtrai ressemblait hier furieusement à une consigne donnée par John van den Brom : "C’est clair que j’avais envie de tout donner. Et cette fois, je donne même l’assist sur le but de Mbokani. Le ballon, je ne vais pas dire qu’il n’a plus qu’à le mettre au fond mais je le répète : Dieu, c’est le meilleur attaquant de Belgique. Quand il marque, je ne suis pas surpris."

La nouveauté, le Standard de Mircea Rednic l’aura précisément recherchée. En lançant le jeune Mpoku et en reconstituant le duo Ezekiel-Batshuayi à la pointe de l’attaque, le coach roumain croyait avoir trouvé la clef du succès. La sortie de Vainqueur sur blessure mais aussi le repositionnement tactique opéré par Zulte-Waregem et Francky Dury avec un Malanda transformé auront empêché le Standard de repartir du stade Arc-en-ciel avec plus d’une unité. "Je suis même très satisfait qu’on se soit ménagé autant d’occasions contre cette très bonne équipe", lançait d’ailleurs Mircea Rednic à la sortie de Waregem. "Nous n’avons pas marqué parce que nous avons manqué de concentration et d’expérience devant le but. Nous avons aussi commis quelques erreurs en défense. Mais j’observe que nous progressons à chaque match et que l’attitude des joueurs est exemplaire. Ayons la sagesse de demeurer encore un peu patients : les buts et les victoires vont suivre !"

A voir. Car la comparaison à distance entre le Sporting et le Standard dessinait dimanche soir un constat d’une (trop) grande simplicité : un but d’écart, deux points en plus mais surtout un monde de différence dans la qualité du jeu.

A moins de voir le mercato de janvier redistribuer les cartes et relancer les dés, l’écart entre les deux grands apparaît plus que jamais impossible à combler.