LA LOUVIÈRE Klukowski dans l'axe de la défense, Vervalle et Odemwingie sur le flanc gauche, Mamouni et Arts en médians défensifs: avec un onze de base revu et corrigé, La Louvière escomptait ne faire qu'une bouchée de l'Antwerp. Sans travestir la vérité, on peut affirmer que pendant près de 45 minutes, l'équipe d'Ariel Jacobs a livré le match parfait.

Engagement, détermination, au- dace et respect des consignes permettaient aux Louviérois de faire le siège du but d'un opposant aux arguments peu convaincants. Et après une demi-heure, la messe semblait même déjà dite puisque Siquet avait émergé en pleine surface anversoise pour tromper, d'un coup de tête, l'infortuné Govert Boyen.

Le plus dur semblait donc fait pour une formation louviéroise qui ne se faisait pas prier pour bousculer l'Antwerp via, notamment, un essai de Murcy ou une tête d'Arts.

Les Hennuyers maîtrisaient tellement bien leur sujet que l'on voyait mal comment les joueurs de la Métropole allaient pouvoir s'y prendre pour empêcher la Raal de rejoindre Bruges à la 6e place d'un classement qui aurait fait figure de référence dans l'histoire du club du Centre.

Et puis, comme si la perspective de rejoindre les grosses pointures du championnat devait à chaque fois paralyser les Loups, le beau jouet se brisa. Il fallait d'ailleurs un excellent Proto pour empêcher Sishuba de ramener les Verts sur terre avant le terme du premier acte.

Neuvième point perdu

à domicile

Ariel Jacobs se chargea bien de remonter certaines bretelles dans les vestiaires mais rien n'y fit. Après un feu de broussailles qui ne dura qu'un très petit quart d'heure, Tilmant et ses équipiers courbèrent le dos devant des Anversois plus entreprenants. Une reprise de volée dont seul Goots a le secret - la réponse de Proto fut encore à la hauteur - aurait dû réveiller les somnambules louviérois qui laissaient cependant tout le loisir à Sergeant de remettre les pendules à l'heure à moins de dix minutes du terme.

Réveillés par ce coup de canon, les Loups se ruèrent logiquement à l'assaut du but de Boyen mais le mal était fait. La Louvière gaspille banalement deux nouvelles unités au Tivoli - cette mésaventure lui était déjà arrivée face à Charleroi et à Mons, sans parler du succès de Mouscron - et demeure calfeutrée dans le ventre mou de la hiérarchie en compagnie de Westerlo et de Saint-Trond. Et dire que les Brugeois s'étaient préparés à partager leur fauteuil...

la faille dans la robuste arrière-garde anversoise. (PHOTO NEWS)

© Les Sports 2003