L' Euro 2008 a plu et, dans l'ensemble, il a convaincu. L'organisation n'a pas été prise en défaut. En Suisse et en Autriche, les supporters des pays qualifiés ont répété - sans le moindre débordement affligeant - les soirées festives struct urées que le Mondial allemand avait inaugurées en créant les "Fanzones" . Quels qu'aient été les adversaires, les fans ont fraternisé dans une allégresse de bon ton, com mun icative. La Fifa a tellement apprécié l'idée de ces lieux de rassemblements organisés que les "Fanzones" seront désormais imposées à tous les organisateurs futurs, à commencer par l'Afrique du Sud dans deux ans.

"Un Euro avec ou sans les Anglais, ce n'est pas la même chose", faisait observer Alain Courtois. I l a raison, bien sûr. "L' équipe à la rose" n'eût pas déparé l'épreuve mais personne n'a déploré l'absence des fans anglais.

Sur le plan de la qualité du jeu, le Tournoi s'est révélé supérieur à l'édition portugaise de 2004 tout en confirmant un constat : un Euro valorise plutôt des équipes alors qu'un Mondial consacre des stars individuelles. Dans les matches de poule, la grosse majorité des équipes a développé un football offensif parfois de grande qualité. On n'oubliera pas, en vrac, les trois prestations des Pays-Bas, les morceaux de bravoure de la Turquie, quelques moments sublimes du Portugal ou la qualité d'ensemble de l'équipe espagnole magnifiée par son extraordinaire seconde période contre une Russie qu'on retrouvera avec plaisir.

L'équipe type

Sur le plan belge, on frémit à la perspective d'affronter bientôt, presque successivement, l'Allemagne - en amical -, la Turquie et l'Espagne mais on se réjouit des trois impeccables prestations de notre trio arbitral. On peut aussi composer une équipe type.

Voici la nôtre : Buffon; Ramos, Puyol, Marchena, Lahm; Schweinsteiger, Senna, Arshavin, Podolski, Villa, Van Nistelrooy (Casillas, Mertesacker, Iniesta, Aurelio, Torres, Altintop, Sneijder).