La saison de football s'est terminée ce dimanche soir sur un triplé historique de la Roja, qui est logiquement la plus représentée dans notre équipe-type. C'est également le 4-3-3 de Del Bosque qui fut privilégié.

Casillas : il ne prend qu'un but en six matches. Même avec une équipe incroyable et une défense béton, la performance reste hors-norme à ce niveau-là. On compte ses parades sur les doigts d'une seule main mais celle face à Rakitic a permis aux Espagnols d'éviter l'élimination en phase de poules. Rien que ça.

Jordi Alba : Balzaretti (qui aurait cent fois dû être titulaire pour la finale) fut très bon, mais Jordi Alba était incroyable du début à la fin. Son apport offensif n'a pour ainsi dire jamais mis en péril son (re)positionnement défensif. Et puis, marquer son premier but en sélection en finale de coupe d'Europe quelques jours après avoir signé au FC Barcelone, ça en jette.

Pepe : OK, on parle d'un gars dont la défense s'est prise deux buts de Nicklas Bendtner. Mais en dehors de ça, Pepe a fait un Euro remarquable, affichant une mentalité de combattant tout en restant fair-play et positif vis à vis de ses équipiers, ce qui n'a pas toujours été le cas en club. Notons qu'Hummels et De Rossi, quand il évoluait en défense centrale (encore plus qu'au milieu de terrain) nous ont également impressionné durant l'Euro !

Sergio Ramos : beaucoup plus dangereux que son compète Pique sur les phases offensives, Ramos fut également plus décisif dans ses interventions. On pense notamment à un tacle très limite mais salvateur face à Mandzukic ou à une multitude de petites fautes "intelligentes". Bref, le défenseur dont rêve chaque sélectionneur : lucide en toute circonstance. Et puis, faire oublier Carles Puyol (le gars qu'on aurait pu surnommer la muraille de Chine lors du dernier mondial victorieux des Espagnols), ça n'est pas rien.

Gebre Selassie : incontestablement la révélation défensive de cet Euro. Demandez à Ronaldo, qui n'a pas fanfaronné (loin de là !) sur son flanc gauche face à la Tchéquie, en quart de final. Le garçon d'origine éthiopienne s'est surtout fait remarquer par ses nombreuses percées offensives. Bon, l'effet de surprise qu'il a créé joue forcément en sa faveur, tout comme le fait qu'Abate n'était pas indiscutable aux yeux de Prandelli. Debuchy ? Ca nous aurait fait mal de mettre un Français...

Modric : il a porté la Croatie à bout de bras pendant la phase de poules. Le playmaker s'est retrouvé plus bas sur l'échiquier qu'il n'en a l'habitude à Tottenham, mais jouer l'Espagne et l'Italie ne lui laissait pas le choix. Il s'est affirmé dans ce rôle besogneux et peut donc être titularisé à la place de n°6 dans cette équipe, histoire de laisser Pirlo et Xavi délivrer les assists.

Pirlo : le meilleur joueur de cet Euro ? Cela n'aurait pas été discutable s'il ne s'était pas éteint en finale. Qu'à cela ne tienne, l'architecte de 33 ans est arrivé à un niveau qu'il n'avait sans doute jamais atteint auparavant dans cet Euro. Le Milan AC peut définitivement se mordre les doigts de l'avoir laissé filer à la Juve...

Xavi : la pépite du Barça est montée en puissance tout au long de l'Euro. Résultat ? Deux assists de plus en finale, rien que ça. Pourtant, l'Espagne avait quelque peu délaissé la possession de balle mettant moins en lumière l'utilité de son n°8. Il a tout de même remporté son duel avec Pirlo ce dimanche. Ca fait un partout entre les deux hommes, après le match de poules. On serait curieux de voir ce que donnerait une association entre les deux bonhommes !

Iniesta : douze buts en six matches pour la Roja, mais aucun pour Andres Iniesta qui évolue pourtant à un poste de prédilection au sein de cette incroyable armada. Peu importe, le médian offensif de poche du Barça a souvent permis aux siens de mettre le feu aux poudres. Et puis, avoir en permanence deux hommes sur le dos, ça libère forcément des espaces pour les copains.

Mandzukic : Balotelli aurait occupé la pointe de cette équipe-type si son Euro ne s'était pas résumé à une excellente prestation (contre l'Allemagne) et à quelques coups de génie esseulés. Gomez et Torres avaient quant à eux suffisamment de talent pour y figurer mais ils n'ont jamais pu s'offrir un statut de titulaire indiscutable. Alors, on met à ce poste Mario Mandzukic, un gars qui a tout de même claqué trois buts en trois matches tout en se sacrifiant pour le collectif. Son rôle était souvent ingrat, surtout contre l'Espagne et l'Italie. Un profil assez proche de Mario Gomez, qu'il pourrait retrouver à la reprise des entraînements du côté de Munich.

Ronaldo : meilleur buteur de cet Euro, à égalité avec tous les autres qui totalisent trois roses, il aurait pu en claquer quatre de plus si les poteaux ne s'en étaient pas mêlés. Auteur d'une prestation exécrable face au Danemark, CR7 s'est ensuite repris pour se comporter en véritable capitaine, emmenant le Portugal jusqu'en demies, où il s'est une fois de plus procuré les meilleures occasions face à l'Espagne.