Steven Defour a signé un contrat de 5 ans au Sporting d'Anderlecht. L'ancien joueur du Standard quitte le FC Porto pour rejoindre les champions de Belgique. Le Diable Rouge a été présenté mercredi soir à Neerpede.

De retour du Portugal où le club bruxellois a trouvé un accord avec le FC Porto pour 6 millions d'euros selon un communiqué du club portugais, un montant qui peut se monter à 6,5 millions d'euros avec les bonus, pour plus de 5 millions d'euros selon le président du Sporting d'Anderlecht Roger Vanden Stock.

"Un moment historique" selon Roger Vanden Stock

Cela en fait de toute façon le transfert le plus cher de l'histoire du championnat de Belgique. Et de loin. "On l'a déjà dit souvent, mais c'est vraiment cette fois le transfert du siècle", s'est réjoui Roger Vanden Stock. "Mais il est clair à présent que nous ne pouvons plus comme la saison dernière parler de saison de transition. Notre objectif est le titre. C'est un moment historique."

En concurrence avec le Standard, Anderlecht a su convaincre Steven Defour. "Ce ne fut pas une décision facile à prendre. J'ai passé de fantastiques années au Standard, mais il y a moment où il faut penser à soi. Anderlecht a su me convaincre", a expliqué Steven Defour aux côtés d'Herman Van Holsbeeck, le directeur général d'Anderlecht et Besnek Hasi, l'entraîneur des Mauves, présents aussi mercredi.

Soulier d'Or en 2007, Steven Defour, 26 ans, fut deux fois champion de Belgique avec le Standard (en 2008-2009) où il a joué de 2006 à 2011 en provenance du Racing Genk, et deux fois champion du Portugal (2012 et 2013).

Steven Defour à Anderlecht: "mon objectif ? Redevenir le joueur que j'étais !"

Avec le "transfert du siècle" de Steven Defour, ainsi qu'il l'a lui même qualifié, Roger Vanden Stock, 72 ans mercredi, s'est offert un énorme cadeau d'anniversaire en ce 13 août 2014.

"Il faut féliciter le président, mais aussi le remercier pour les efforts consentis afin que l'opération réussisse", a commenté le manager-général Herman Van Holsbeeck en conférence de presse, mercredi à Neerpede.

"On voulait ce joueur depuis tellement longtemps ! Je peux même vous dire confidentiellement que j'en étais personnellement déjà amoureux lorsque Genk a réussi à le pêcher à Malines en 2004..."

Il y a un an pour rappel, les trois lignes lancées par la direction mauve dans les eaux de Steven Defour, Thorgan Hazard et Michy Basthuayi, avaient toutes trois attiré les joueurs, mais aucun n'avait finalement mordu à l'hameçon.

En quoi la situation a-t-elle changé en quelques mois pour le premier cité ? "C'est simple, Porto ne voulait à l'époque pas me laisser partir et maintenant bien. A condition que l'offre soit intéressante", répond t'il.

"En janvier il n'y avait pas eu d'accord possible. C'est comme pour le PSV aujourd'hui. On me demande pourquoi j'ai préféré Anderlecht, mais le problème ne se posait pas de cette façon. La proposition du Sporting correspondait à ce que Porto demandait. Ce qui n'était pas le cas de celle du PSV, dont le projet qui m'avait été soumis était à peu près le même que celui d'Anderlecht. Je n'ai donc pas dû réfléchir aussi longtemps que cela".

"Mais je me suis naturellement posé la question Standard. Je ne garde en effet que des bons souvenirs de mon passage là-bas (de 2006 à 2011, ndlr), et je m'entendais effectivement très bien avec les supporters. Mais la page est tournée, et celle de Porto aussi. Il était d'ailleurs grand temps car en ne jouant à peu près qu'un match sur deux, je régressais. Je me suis bien entraîné mais il me manque le rythme des matches. Autrement dit mon premier objectif à Anderlecht sera de redevenir le joueur que j'étais avant. Je ne pense donc pas du tout que jouer tous les matches au Sporting représente un pas en arrière, à partir du moment où je ne pouvais pas espérer autant de temps de jeu à Porto. Et puis cela m'est bien égal, surtout si cela me permet plus tard de faire deux pas en avant".

"J'ai toujours respecté Anderlecht, et je m'entendais bien avec la direction. Elle me voulait absolument et s'est donné les moyens de réaliser son souhait. A moi maintenant de mériter cette confiance sur le terrain, et de prouver que l'investissement se justifiait...", conclut le nouveau numéro 16 des mauves (le même qu'en équipe nationale).

Besnik Hasi: "c'était vraiment le chaînon manquant"

L'entraîneur d'Anderlecht Benik Hasi réclamait du renfort. Sa direction lui a fait un cadeau de... six millions (selon Porto). Steven Defour est en effet le transfert "entrant" belge le plus cher de l'histoire, un an après les cinq millions déboursés pour l'attaquant serbe du Partizan Belgrade Alksandar Mitrovic. "Defour est 100 pc la propriété d'Anderlecht", précise le manager-général Herman Van Holsbeeck.

Besnik Hasi, lui, se moque bien du prix. Il se félicite simplement de l'arrivée dans son groupe d'un joueur dont le profil correspond parfaitement à ce qu'il souhaitait.

"C'est vraiment le chaînon manquant", confirme-t-il. "J'ai joué quelques fois contre lui et je peux témoigner des difficultés qu'il pose à l'adversaire. J'étais en première ligne pour m'en rendre compte. Je suis évidemment ravi mais pour être franc, je savais que l'affaire était en très bonne voie. Je ne vais donc pas jouer au grand étonné devant vous. Mais on peut qualifier ce transfert de sensationnel. Anderlecht en est le premier bénéficiaire, mais son arrivée va booster le championnat en général. On a jusqu'à présent gagné tous nos matches malgré un niveau de jeu peu satisfaisant. J'espère que Steven va nous aider à continuer à gagner mais en jouant bien. C'est un fameux renfort en tout cas...", conclut Hasni.

La qualification directe pour la Ligue des Champions a joué un grand rôle dans le choix de Defour, et pourrait également influencer Van Buyten. Mais pour quel résultat?

"Une surprise est possible en cas de bon tirage au sort", répond Defour.

Rendez-vous le 24 août contre Waasland-Beveren...