SCLESSIN Écrire que, par rapport aux saisons précédentes, le Standard était plus mature était, visiblement, aller un peu vite en besogne. Dominique D'Onofrio avait peut-être senti le vent venir en répétant, depuis plusieurs semaines, qu'il ne ferait le bilan qu'à la trêve. Au fil des matches, les Rouches sont en train de galvauder leur bon début de saison. En n'engrangeant qu'un maigre 4 sur 12, ils ont permis au rival anderlechtois, vainqueur contre Gand, de revenir ex aequo en tête du classement. Le Standard ne conservant la première place qu'au nombre de victoires. Le Club Bruges, lui, n'est plus qu'à un point mais compte, il est vrai, un match de plus. De quoi pimenter encore davantage le match au sommet contre Anderlecht, le 14 décembre!

Samedi, contre les promus de Roulers, les Liégeois ont confirmé leur baisse de régime. Signes qui ne trompent pas: ils ont concédé leur premier partage à domicile et, pour la première fois depuis le début de la saison, ils ne sont pas parvenus à trouver le chemin des filets.

Runje sauve un point

Pourtant, avec Conceição, Moreira, Niculae, Walasiak et... Rapaic au coup d'envoi, Dominique D'Ono- frio avait aligné une équipe offensive pour perforer le bloc roularien. Toujours en panne d'inspiration et de percussion, les Liégeois n'ont pourtant pas su se ménager de grosses occasions.

Sierens ne devait intervenir que sur des frappes lointaines de Léonard et de Conceição. Ne trouvant pas la faille, les Rouches ont rapidement perdu patience, commettant beaucoup de fautes et abusant de longs ballons. Difficile de marquer dans ces conditions: Niculae, esseulé en pointe, a perdu ses duels aériens face aux défenseurs visiteurs et aucun Standardman n'a surgi de la deuxième ligne...

Roulers, lui, a parfaitement négocié son match: les joueurs de Dennis Van Wijk sont restés organisés et ont misé sur la contre-attaque. Au final, après l'exclusion logique de Léonard à 25 minutes du terme, les promus auraient pu obtenir leur première victoire en déplacement si l'envoi d'Eloi n'avait pas été sauvé sur la ligne par Sarr et si Coquelet et Vandamme s'étaient montrés plus lucides devant un Runje intraitable, dans ses arrêts et ses sorties.

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