Déjà le match de la dernière chance...

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Football

ÉCLAIRAGE

Battu 1-0 suite à un penalty discutable à Lyon, puis incapable de s'imposer à onze contre dix en menant 1-0 face au Bayern Munich, Anderlecht joue son avenir européen contre le Celtic Glasgow. Du moins en ce qui concerne une éventuelle qualification pour les huitièmes de finale de la C 1, voire un repêchage en seizièmes de finale de la Coupe de l'UEFA. Car sa saison européenne, Anderlecht l'a déjà gagnée fin juillet, en se qualifiant de justesse face au Rapid Bucarest lors du deuxième tour préliminaire. En effet, il n'est pas inutile de rappeler que, menés 0-2 à la mi-temps du match retour au Parc Astrid (0-0 à l'aller), les Bruxellois n'ont dû leur participation à l'une ou l'autre Coupe européenne qu'à une spectaculaire inversion de tendance amorcée principalement par le duo suédois Zetterberg-Wilhelmsson.

Ayant atteint finalement la première phase de la Ligue des Champions suite à un double succès aisé face aux Polonais du Wisla Cracovie, les actuels solides leaders de notre compétition nationale doivent désormais convaincre qu'ils ont leur place à l'échelon supérieur.

Ce qui passe impérativement par un minimum de quatre points sur six lors de la double confrontation contre les Ecossais. Celle-ci ne s'annonce cependant pas sous les meilleurs auspices. Tandis que le Celtic, finaliste de coupe de l'UEFA 2002-2003, cartonne dans son championnat national, les joueurs d'Hugo Broos donnent quelques signes d'essoufflement. A l'image du succès arraché à Heusden-Zolder et de la victoire sur un score Arsenal à Charleroi. Par ailleurs, trois défenseurs (Glen De Boeck, Hannu Tihinen et Olivier Doll) sont très incertains, même si les deux premiers se déclarent aptes (lire ci-dessous), le Coréen Seol ayant rejoint aussi Jestrovic sur la liste des titulaires blessés de longue date.

Si la jeune arrière-garde bruxelloise a déjà démontré qu'elle pouvait tenir la route à ce niveau de la compétition, elle devra cependant se frotter à une attaque écossaise aussi robuste que vivace. Il ne sera dès lors pas aisé de venir apporter le surnombre au sein d'un entrejeu où l'éclair de génie ne viendra pas, cette fois, des pieds de Zetterberg. A moins qu'Hugo Broos ne sorte un disposif tactique permettant, enfin, d'incorporer le lutin suédois dans son traditionnel 4-4-2. Même si le Celtic, ce n'est pas le Rapid Bucarest...

© Les Sports 2003

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