Il attend toujours son premier but en équipe nationale, mais personne ne trouve que Moussa Dembele n'a pas sa place en attaque. L'Anversois aux origines maliennes est devenu une certitude avec René Vandereycken. "Si je marque ce premier but, je suis peut-être lancé pour une série. A Willem II, j'en ai mis neuf après avoir réussi le premier."

Contre l'Arménie, il avait formé la paire d'attaque avec Pieroni. Demain, il sera plus que probablement associé à Emile Mpenza. "Je crois qu'on est complémentaires, dit-il. A l'entraînement à huis clos de mercredi, on se comprenait bien. Emile est très rapide et va droit au but, je crois pouvoir l'aider en gardant le ballon. Je crois qu'on se ressemble aussi à côté du terrain. On est des garçons calmes. Du moins, c'est l'idée que j'ai d'Emile." Emile (28 ans) pourrait être le grand frère de Moussa (18 ans). Quand Emile a débuté en équipe nationale (février 1997 en Irlande du Nord : 3-0), Dembele avait 9 ans. "Emile fut mon plus bel exemple. Mais je n'ai été voir les Diables qu'une fois, au Heysel, avec le GBA. Nous avions gagné la Nike Cup avec les jeunes, et ensuite la Nike Cup européenne au Portugal. Mais ce match des Diables était archi-mauvais ! Je ne me rappelle même plus de l'adversaire !" Dembele peut s'attendre à un accueil très chaud, à Belgrade. D'abord, de la part des défenseurs. "Je ne connais pas leurs noms, je ne retiens jamais les noms. Mais je sais que dans ces pays, ils font de vilaines fautes." Deuxièmement, de la part du public, qui est parfois raciste. "Je viens de jouer un match en Coupe de l'UEFA en Turquie, où cela chauffait aussi. Le but du public est de vous déconcentrer. Je ne tomberai pas dans son piège."

Moussa Dembele se dit plus fort qu'à l'époque du match en Arménie, où il était "mort" après une heure de jeu. "Je joue davantage à AZ. Je tiendrai les 90 minutes", assure-t-il. Chez nos voisins du Nord, notre compatriote est de plus en plus comparé à Patrick Kluivert. "C'était mon surnom chez les jeunes. C'est vrai qu'on a un peu le même style : on est des pivots, on aime les actions individuelles, on donne des assists. Mais il est fort de la tête. Moi, par contre..."

© La Libre Belgique 2006