Football

Comme De Winter , Emile Mpenza et Anthony Vanden Borre n’étaient pas sur la feuille de match hier. Le premier avait cassé ses chaussures et n’avait pas de deuxième paire disponible. Le second, symbole de cette génération je-m’en -foutiste, l’a pris en dilettante depuis samedi. Outre la prestation d’hier, ces deux évènements - comme d’autres constats de manque de professionnalisme - irritent Vercauteren même s’il n’a pas justifié sa démission ainsi. "J’ai vécu une terrible désillusion. Ma décision résulte d’un ensemble de choses et de constats sur lesquels je ne désire pas spécialement m’étendre ici, explique l’ex-sélectionneur, très digne. Si le ressort est cassé, et c’est le cas, il faut en tirer les conclusions. Ma décision est spontanée. Elle n’a pas été réfléchie et a été prise à la fin du match. Ce n’était pas un choix que je devais remettre au lendemain pour réfléchir. On parlera pour déterminer la manière dont je peux servir, autrement, la fédération." Juste après l’annonce de sa décision au vestiaire, il leur a souhaité bonne chance avec le prochain entraîneur. "Aux joueurs de voir ce qu’ils ressentent après une défaite en Arménie. En Espagne, j’ai vu de la qualité mais pas chez nous. Est-ce un problème de confiance ou ne sont-ils pas capables de faire un centre ? Nous n’avons pas été agressifs. Soit on n’a pas envie soit on ne sait pas le faire."