Il n’est pas là pour jouer les "dépanneurs" (sic) en défense. Leander Dendoncker est assertif. Il espère passer son tournoi dans l’entrejeu. Et si possible en tant que titulaire. "Et pour un objectif que l’on connaît tous. On est plus fort qu’en 2018, j’en suis persuadé."

Commencer un grand tournoi

Les chances sont grandes qu’il soit titulaire aux côtés de Tielemans en début de tournoi. Une belle récompense pour un joueur qui monte doucement en puissance dans ce groupe compétitif. "Au début, j’ai pris mes marques et il était logique qu’en 2015, en tant que joueur d’Anderlecht, je ne sois pas titulaire au milieu de tous ces joueurs qui évoluaient à l’étranger. Il y avait une hiérarchie. Je suis désormais dans un processus d’évolution logique."

En 2018, il a vécu son premier tournoi. Dans un rôle de réserviste. "J’ai pu jouer un match mais j’ai surtout engrangé de l’expérience. Un grand tournoi, ce sont beaucoup de petits détails. Notre Coupe du monde s’est jouée à une phase arrêtée."

Commencer dans la peau d’un titulaire ne change pas grand-chose pour lui. "C’est un honneur plus qu’une pression supplémentaire. Je ne suis pas stressé de base. C’est dans mon caractère."

L’ombre de Witsel

On aurait toutefois pu lui souhaiter des débuts moins chahutés. Plus que sa titularisation, tous les Belges ont aux lèvres l’absence d’Axel Witsel. Et son retour annoncé, évinçant de ce fait Dendoncker du onze.

"Le coach ne m’a pas encore expliqué ce qu’il attendait de moi. On parle beaucoup de Witsel mais c’est logique vu ce qu’il a montré et apporté aux Diables. Je le lis ce qu’on dit sur la situation car on en parle beaucoup. Mais je ne fais pas trop attention. Je reste loin de cela. Cela me laisse plutôt froid. Je ne commence pas à me comparer à lui. C’est un super joueur, très complet, talentueux au ballon. Mais j’ai mes propres qualités. L’attention est également sur les autres blessés : Hazard et De Bruyne. Et c’est normal."

S’adapter défensivement

L’absence de Witsel et le manque de profondeur au poste de numéro 6 sont d’autant plus préjudiciable qu’un grand tournoi se gagne plus souvent en défense qu’en attaque. "La Coupe du monde nous l’a prouvé. La France n’a pas été spectaculaire mais jouait bien en contre. La bonne organisation est la base. La défense et la paire de l’entrejeu auront un rôle important."

Le changement d’approche dans jeu de Dendoncker face aux Croates prouve à lui seul que la dynamique d’adaptation suit son cours. Roberto Martinez veut mettre son équipe le plus rapidement possible dans les meilleures dispositions.

"Il m’a demandé de mettre le pressing sur le latéral gauche adverse en perte de balle. Cela m’a permis de récupérer quelques ballons plus haut. Et cela offre la possibilité à Youri (Tielemans) de toucher beaucoup de ballons."