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Football

Des devoirs anticipés pour les mauves

Thibaut Roland

Publié le - Mis à jour le

J’ai appris qu’en football, les saisons mortes n’existaient plus". Le printemps vient à peine sonner qu’Herman Van Holsbeeck a d’ores et déjà attaqué le mercato d’été au pas de charge. Parti voler des oiseaux rares dans la série B espagnole au cours de la semaine passé ( "je peux vous dire que j’ai vu des défenseurs autrement baraqués que les jeunes que je croise chez nos espoirs" ), le manager anderlechtois a pris le parti d’anticiper les envolées de Juhasz, Biglia et Suarez vers l’étranger dans le courant du mois de juillet.

Affiché en tête de gondole depuis son Soulier d’or, l’attaquant argentin pourrait gentiment être poussé vers la sortie tant les offres à son sujet pourraient rapidement s’accumuler sur les piles de dossiers d’Herman Van Holsbeeck. "Je peux vous dire que les 15 grands clubs sont disposés à déposer l’argent que le Sporting souhaite encaisser. La Juventus en fait naturellement partie."

Reste qu’avant de ficeler ses paquets, Matías Suarez voudra avant tout assurer le confort de sa famille. "Une offre formelle est arrivée de Russie", précise le manager anderlechtois. "Mais chacun sait que Magali n’a aucune envie d’y mettre les pieds."

En attendant, le Sporting s’apprête déjà à décrocher la montre or tant il est vrai que l’Argentin fait aujourd’hui baver les plus grands argentiers. Dans les coulisses, certains espèrent empocher davantage qu’à l’occasion du transfert de Lukaku au cours de l’été dernier. "C’est clair que sur le marché des transferts, chacun reconnaît que Matias a bien plus de talent que Romelu. A vrai dire, il n’y a même pas photo entre les deux. Ce qui faisait la valeur de Romelu, c’était son jeune âge et sa précocité."

Et pour remplacer les pions partants, Herman Van Holsbeeck risque d’envoyer ses jeunes valdinguer. Alors que l’on attendait monts et merveilles du jeune Nathan Kabasele, ce dernier paraît doucement s’enterrer dans les eaux dormantes de Westerlo. "Quand je vois qu’il n’est pas retenu dans le groupe des 18 par Ceulemans, il n’a pas sa place au Sporting. Ce garçon doit changer de mentalité sous peine de voir sa carrière s’envoler."

Place dès lors au marché brésilien que le Sporting continue de sillonner. Et à la terre promise espagnole. "Avec la crise, on va pouvoir faire des affaires."

La crise. Le mot appartient désormais au dictionnaire usager de Romelu Lukaku, enfermé dans l’ennui de Chelsea. Un Lukaku qu’Herman Van Holsbeeck pourrait rapidement rapatrier. "Rien n’est impossible en football mais nous n’avons jamais eu que des discussions informelles. Je vous promets que nous ne nous sommes jamais assis à table." Mais l’été est bien souvent propice aux conversations ensoleillées.

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