Pour certains, plus que d'autres, la finale athénienne du 23 mai est un passage obligé pour espérer réussir sa saison. Ce soir pourtant, à l'occasion des huitièmes de finale retour de la Ligue des champions, des favoris resteront peut-être sur le carreau.

Pour Barcelone, le tenant du titre; pour Chelsea, qui a demandé à Mourinho de garnir sa vitrine à trophées d'une C1; pour Lyon, qui rêve d'une consécration internationale; pour l'Inter Milan, sevré de sacre continental suprême depuis plus de quarante ans et qui, fort de sa domination transalpine, pense que c'est son année; pour ces quatre clubs, donc, la soirée sera cruciale.

Chelsea et Lyon, qui ont arraché un partage à l'aller (les Londoniens ont, en sus, marqué), sont en ballottage favorable. L'Inter, accroché par Valence à Giuseppe Meazza en encaissant deux buts, devra sortir le grand jeu en Espagne.

Et puis, bien sûr, il y a Barcelone, le grand malade. Qui doit réussir l'exploit à Anfield Road d'inscrire au moins deux buts. Or, en Coupes d'Europe, les Catalans ne se sont plus imposés après une défaite à domicile à l'aller depuis le 14 septembre... 1966, et la finale de la Coupe des Villes de Foires à Saragosse (battu 0-1 au Nou Camp, le Barça gagna 2-4 après prolongations à La Romareda) ! Les élèves de Frank Rijkaard sont actuellement très peu performants en déplacement : en Liga, ils n'ont pas gagné hors de leur base en 2007 et restent sur un bilan de 4 points (4 nuls) sur 21.