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Football

Des finalistes revanchards

AFP

Publié le - Mis à jour le

Prendre une revanche sur un passé récent, c’est l’objectif que se sont assignés le Bayern Munich et le FC Valence, qui s’affrontent mercredi soir à San Siro à Milan en finale de la Ligue des champions, dernière marche avant la gloire sur laquelle les deux clubs ont respectivement trébuché en 1999 et 2000.

Finaliste surprise de l’épreuve la saison dernière, le FC Valence s’était lourdement incliné face au Real Madrid au Stade de France (3-0). Une défaite terrible, mais qui aujourd’hui donne confiance aux Espagnols.

«Pour nous, le match contre le Bayern est le plus important de notre vie, explique le capitaine Gaitzka Mendieta. On se sent plus fort que l’an dernier, car on a l’expérience en plus».

La défense, même vieillissante (Angloma et Carboni ont plus de 35 ans) constituera l’atout principal des Ibères, en témoigne ses huit ans d’invincibilité au stade de Mestalla en Coupes européennes (28 rencontres) et ses neuf buts encaissés seulement cette saison en C1.

«On sait très bien comment ils jouent et inversement. Je pense que cela sera très équilibré, il y aura de la discipline des deux côtés», confie Amedeo Carboni.

Quant à l’entraîneur Hector Cuper, son objectif est également de faire mentir un célèbre proverbe. Battu en finale de la défunte Coupe des Coupes avec Majorque en 1999, puis avec Valence l’année passée, l’Argentin, que l’on annonce au FC Barcelone mais aussi à l’Inter Milan pour la saison prochaine, veut clore son épopée valencianne sur une bonne note.

Une statistique se range en tout cas de son côté: depuis l’origine de la C1, les huit formations qui ont disputé deux finales consécutives ont à chaque fois réussi à obtenir au moins un trophée.

Du côté du Bayern, sacré le week-end dernier champion d’Allemagne pour la 17e fois de son histoire et sept fois finaliste (trois victoires) de la plus prestigieuse des Coupes européennes, l’occasion s’offre à nouveau de mettre un terme à 25 ans d’insuccès en C1.

Mais il s’agit surtout pour les Bavarois d’exorciser les démons du dénouement cauchemardesque de la finale 1999 contre Manchester United à Barcelone. En effet, alors que les Munichois menaient 1 à 0, un final extraordinaire, ponctué de deux buts des Red Devils dans les arrêts de jeu, avait permis aux Anglais de l’emporter sur le fil.

«On a déjà eu la possibilité de remporter le trophée il y a deux ans. Cette fois-ci, on ne va pas laisser passer notre chance», souligne ainsi Stefan Effenberg, capitaine d’une formation d’internationaux très expérimentés, qui devra toutefois joueur sans son milieu Jens Jeremies à Milan.

«La finale de Barcelone, c’est du passé, continue le meneur de jeu. On ne se retourne plus. S’il devait y avoir le moindre joueur entrant avec l’épisode de Barcelone en tête, il devra tout oublier dans les premières minutes».

En quarts de finale, les coéquipiers d’Effenberg, systématiquement transcendés par les joutes continentales, ont toutefois eu le bonheur d’écarter le bourreau Manchester United, avant de battre en demi-finale le Real Madrid, le tenant du titre qui les avait éliminés au même stade de la compétition l’année précédente.

«Mon grand rêve, c’est la Ligue des champions, explique de son côté le défenseur Bixente Lizarazu. C’est vrai que j’ai déjà gagné deux grands titres avec la France (ndlr: Mondial-98 et Euro-2000). Mais, cette fois, c’est l’année du Bayern».

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