Des matches pour tous les goûts

Football

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Un match d'ouverture francophone et un groupe de tous les dangers regroupant l'Argentine, l'Angleterre, le Nigeria et la Suéde ont fait taire les sceptiques redoutant samedi à Busan un tirage au sort trop dirigé pour le premier tour de la Coupe du monde 2002 de football.

La longue cérémonie de tirage au sort a véritablement pris sa dimension avec l'ouverture de la première boule contenant le nom de l'Espagne.

La France, championne du monde en titre, même si le trophée a été rendu samedi à la Fédération internationale (FIFA), aura l'honneur de tirer la première, le 31 mai à Séoul, contre ses "cousins" du Sénégal qui croient vivre un rêve pour leur première participation à un Mondial.

L'Uruguay, tout heureux de pouvoir participer à la fête après un match de barrage contre l'Australie, et le Danemark, déjà adversaire de la France en 1998 complétent le groupe A où tout est possible pour la deuxième place.

Tous les regards seront cependant tournés le 7 juin vers Sapporo, au nord du Japon, où l'Argentine et l'Angleterre se retrouveront pour la troisième fois en Coupe du monde depuis 1986 et la fameuse "main de Dieu" de Maradona.

Depuis, les Anglais ont également dû supporter une autre élimination en 1998 et l'exclusion de David Beckham à Saint-Etienne, piégé par l'expérimenté Diego Simeone.

Sven Goran Erickson, très flegmatique comme il se doit, espérait uniquement "avoir plus de chance sur le terrain qu'au tirage". Car la présence du Nigeria, vice-champion d'Afrique, et la Suéde, qui déçoit rarement en Coupe du monde, ne permettent pas le moindre faux pas. D'autant plus que le deuxième de ce groupe F retrouvera vraisemblablement la France, en 8e de finale. Et éventuellement le Brésil en quart. Vaste programme.

Le sélectionneur brésilien Luis Felipe Scolari, ménagé par le tirage au sort qui a placé sur sa route la Turquie, le Costa Rica et le débutant chinois, refuse pourtant le statut de favori du groupe C. L'entraîneur brésilien a encore en tête le parcours difficile en qualification et il sait qu'il a encore beaucoup de travail pour retrouver son niveau.

L'Allemagne, elle aussi passée par les barrages, disposera d'un premier tour relativement facile avec dans le groupe E l'Arabie saoudite, l'Eire et le champion d'Afrique, le Cameroun. Même Rudi Voeller reconnait que "ce n'est pas le pire des groupes".

Le sélectionneur italien Giovanni Trappatoni pour sa part a fait preuve de plus de réserve dans la mesure où la "Squadra" redoute l'Equateur, deuxième du groupe Amsud, la Croatie, troisième du Mondial-98 et, à un degré moindre, le Mexique, qualifié de justesse dans la zone CONCACAF, dans le groupe G.

L'Espagne, elle, compte bien faire d'une pierre deux coups en se qualifiant tout en prenant sa revanche. Eliminés en 1998 au premier tour par le Paraguay (et le Nigeria), les Espagnols, tête de série du groupe B, retrouveront les Paraguayens (privés de Jose Luis Chilavert, suspendu pour les deux premiers matches), mais aussi la Slovénie, qu'ils ont éliminé difficilement à l'Euro-200 (2-1), et l'Afrique du Sud.

Enfin, les deux pays organisateurs ont connu des sorts semblables. Dans le groupe H, le Japon aura à coeur de démontrer face à la Belgique, la Russie et la Tunisie qu'il a progressé depuis 1998. Quant à la Corée du Sud, avec pour adversaires le Portugal, les Etats-Unis et la Pologne, elle se retrouve dans le groupe que beaucoup considèrent le moins relevé.

Après le tirage de Busan, les 32 participants ont désormais six mois pour se préparer et rédiger de précieuses petites fiches sur leurs adversaires.

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