L’incident a eu lieu avant le Clasico: seul le porte-voix a été retrouvé.

La mauvaise blague avec les gobelets a été précédée par un sérieux incident entre quelques supporters d’Anderlecht et le kop du Standard.

Il est 20 h 40, mercredi soir. Les deux équipes s’apprêtent à monter sur le terrain, quand quatre à cinq supporters d’Anderlecht quittent leurs places en Tribune 3. Ils courent vers le kop du Standard et raflent le drapeau du PHK, les Ultras du Standard.

En Voulant défendre son drapeau - considéré comme le symbole de prestige par excellence de chaque kop et attaché devant lui - le capo perd la maîtrise de son mégaphone. Les Anderlechtois s’en emparent aussi, filent vers leur bloc et s’enfuient ensuite en direction du parc.

Furieux, les Standardmen crient au scandale auprès des forces de l’ordre. Pendant le match, la police retrouve le mégaphone devant une entrée de la Tribune 2 et le rend au capo. Mais pas de trace du drapeau.

Entre-temps, un auteur des faits est identifié et est arrêté: il passe vite aux aveux. Les autres devraient suivre. Ils risquent de grosses amendes et une longue interdiction de stade. Un des Anderlechtois a même frappé un steward pendant sa fuite.

Le vol du drapeau est une pratique courante parmi les hooligans. Les Russes avaient vendu des drapeaux ensanglantés d’Anglais à l’Euro 2016. Les hooligans de La Haye avaient volé le drapeau de l’Omonia Nicosie, ceux de Heerenveen avaient fait la même chose avec celui de Groningue. Généralement, les images du drapeau en flammes sont placées sur des réseaux sociaux.

L’incident risque de faire monter la tension entre les deux kops lors du prochain clash, le 28 janvier au Standard.