Anthony Vanden Borre et Olivier Deschacht seront plus que probablement les backs face à la Serbie. Pendant tout l'entraînement d'hier, Anthuenis a gardé Hans Cornelis et Philippe Léonard dans l'équipe B. «Je ne tiens pas compte de l'âge de Vanden Borre, lâchait Aimé. Je me suis fait critiquer pour avoir sélectionné Anthony auparavant, mais il a prouvé à Anderlecht que j'avais raison. C'est un tout grand talent qui doit encore apprendre des choses au niveau du jeu de position. D'accord, on ne peut se permettre des bourdes en Serbie, mais j'ai déjà vu des joueurs de 35 ans commettre des boulettes. Et Deschacht? Non, ce n'est pas dimanche contre Genk que Léonard a gâché ses chances. Mais il a dû se reposer pendant deux ou trois semaines à cause de problèmes au genou.»

Le coach a encore deux positions à remplir: qui de Bisconti ou de Geraerts remplacera Timmy Simons comme médian défensif à côté de Vanderhaeghe? Est-ce Philippe Clement ou Carl Hoefkens qui occupera la position de 2e défenseur central? Puisque Bisconti et Clement ont joué dans l'équipe type pendant la majorité du dernier entraînement sur territoire belge, les deux «anciens» semblent favoris. «Je n'ai pas encore décidé, disait Anthuenis. Les deux choix sont très difficiles. Il ne s'agit pas de qui est le meilleur joueur mais de qui est le plus complémentaire avec Vanderhaeghe et Van Buyten. Bisconti est plus fort techniquement et ne m'a jamais déçu, Geraerts couvre une plus grande partie du terrain. Clement est habitué d'opérer dans une défense à quatre, Hoefkens est en grande forme, mais joue au GBA dans une défense à trois. Une chose est quasi sûre: on jouera dans un 4-4-2.»

Anthuenis n'optera donc pas pour cinq défenseurs: «Premièrement, l'équipe nationale n'a jamais joué à cinq derrière. Deuxièmement, trois quarts de l'équipe sont habitués à évoluer en 4-4-2 en club. Troisièmement, sans occupation des flancs, il faut une équipe intelligente pour remplir les espaces. Notre équipe n'est pas prête pour ça.»

Vu les nombreux absents, une atmosphère pessimiste règne en Belgique. Anthuenis tempère: «Moi, je suis optimiste, comme toujours. Parfois, je retombe les pieds sur terre après un match, mais je refuse de cataloguer notre équipe comme faible. Je ne me cacherai pas derrière les absents pour expliquer un match médiocre. L'équipe donnera tout, et tout est possible dans le foot! Il n'y a pas de meilleure preuve que Milan-Liverpool. Je le sais: nous jouerons dans un enfer à Belgrade. C'est aux joueurs de se surpasser. Et ma position? Je ne peux mourir qu'une fois, et j'espère que ce ne sera pas en Serbie.»

© Les Sports 2005