La France a surclassé l'Islande dimanche au Stade de France (5-2) et affrontera l'Allemagne en demi-finale de l'Euro-2016, jeudi à Marseille.


Didier Deschamps (sélectionneur de l'équipe de France au micro de M6): "Même si j'ai fait des changements, ce n'était pas l'idéal mais bon, il y a beaucoup de positif ce soir. Je suis vraiment content pour les joueurs parce qu'ils le méritent et pour tout ce public qui était derrière nous. De pouvoir lui offrir du plaisir, des émotions... Je suis très content pour ça. (Sur l'Allemagne) C'est sûr que l'Allemagne, c'est la meilleure équipe. Il n'y a aucun doute la-dessus même s'ils se sont faits quelques frayeurs contre l'Italie qui les a fait déjouer. On est dans le dernier carré, on va jouer notre chance à fond. Je suis très heureux. Ce n'était pas simple. Je tenais surtout à préserver Olivier Giroud et Laurent Koscielny qui étaient sur le coup d'une suspension. Cela aurait été trop bête de les perdre sur un tel match."

Dimitri Payet (milieu de l'équipe de France, au micro de beIN Sports): "On a travaillé sur leurs points faibles. Avec Grizou (Antoine Griezmann), on arrive à se trouver, c'est plutôt facile de se trouver avec ce type de joueur. On ne se marche pas sur les pieds. Même s'il y a des forfaits côté allemand, ce n'est pas ce que l'on retient. C'est le champion du monde en titre. On a nos armes. On sait que ça va être difficile."

Antoine Griezmann (milieu de terrain de l'équipe de France): "On voulait faire une grosse entame de match. Je peux faire un peu ce que je veux dans cette position. C'est plus facile. Une demi-finale à la maison, devant plein de supporters, il faudra tout donner, peu importe la façon dont on joue."

Olivier Giroud (attaquant de l'équipe de France, au micro de M6): "Le point positif c'est qu'on a mieux débuté notre rencontre. C'est encourageant pour la suite. Maintenant, on va savourer cette victoire et se concentrer sur jeudi (contre l'Allemagne), ce sera une autre paire de manches comme on dit. (Sur le 4-2-3-1) C'est vrai qu'en club avec Arsenal, j'ai l'habitude d'évoluer avec Mesut (Özil) derrière moi en N.10. +Grizi+ l'a plutôt bien fait, l'animation offensive a été bonne et on a pris beaucoup de plaisir à évoluer ensemble. Quels que soient les joueurs en tout cas, on a mis ce qu'il fallait dans les intentions, dans la détermination. On a été en plus efficace donc c'est que du bonheur."

Hugo Lloris (gardien de but et capitaine de l'équipe de France, au micro de M6): "C'est toujours un plaisir d'évoluer avec l'équipe de France, jouer sur le sol français ça amène une joie difficilement descriptible. Ce n'était pas évident face à des courageux Islandais. Sur un plan personnel, on essaie d'être présent dans les moments chauds. On a pris le match par le bon bout, avec beaucoup de rythme et d'intensité. On s'est projeté vite vers l'avant, ce qui les a mis en difficulté. On a essayé dès la récupération de trouver nos flèches. On va bien se reposer pour la demi-finale de jeudi."


Gylfi Sigurdsson (milieu de terrain de l'Islande): "Je suis très fier. Ça a été un tournoi fantastique, quelque chose de spécial pour une petite équipe comme nous. C'est quelque chose que personne n'attendait de nous. C'est une bonne chose, car ça donne de l'espoir aux jeunes quand ils vont rentrer au pays, que c'est possible. On espère que dans le futur on sera de retour en phase finale. Nous avons probablement 10 ou 15 joueurs qui sont arrivés dans le bon âge et nous nous projetons vers les qualifications pour le Mondial-2018, qui approchent rapidement. L'avenir sera brillant pour l'Islande et nous pouvons continuer de progresser dans les prochaines années."

Lars Lagerback (sélectionneur de l'Islande): "Je veux féliciter la France, c'est une équipe fantastique. C'était un tournoi fantastique pour nous, un parcours extraordinaire. Au cours de mes quatre années en Islande, j'ai rencontré des gens merveilleux. Nos supporteurs ont amené beaucoup d'enthousiasme. J'ai apprécié chaque minute passée en Islande et j'ai été un privilégié. Mentalement, on n'a pas été à la hauteur en début de match mais en seconde période, on s'est repris. On a peut-être joué le match avant. On a commis quelques erreurs stupides. C'est un blocage psychologique qui nous a porté préjudice. Il faudra tirer des enseignements de ce qu'on a effectué. Je ne ferme aucune porte pour mon futur mais je ne pense pas pour l'instant à devenir entraîneur dans un club."