Tout ce que vous allez lire n’est que pure fiction ! Encore que...

Estadio Mineiro, stade mythique de la ville de Belo Horizonte, en ce samedi 14 juin 2014, en est encore à fêter, avec bruits et couleurs, le premier succès des Diables rouges dans cette phase finale d’une Coupe du Monde où ils veulent briller.

Grâce à des buts inscrits par Kevin De Bruyne et Eden Hazard, la Belgique vient de scalper l’Argentine de Messi, toute grosse pointure du groupe dans lequel nos compatriotes ont été versés. Au Brésil, c’est l’extase pour les supporters belges qui ont fait le déplacement. Au pays, c’est carrément la folie qui s’est emparée du public, avec des farandoles improvisées entre Wallons et Flamands.

Les "Allez Belgique, België et Belgium" fleurissent aux balcons, sur les terrasses, dans les jardins et, bien sûr, dans les rues où le drapeau tricolore claque au vent de l’euphorie et de la fierté retrouvée de tout un peuple.

Personne, en ces minutes de délire collectif, ne songe que le lendemain est réservé aux élections fédérales. Que l’on annonce cruciales pour la nation, puisqu’un succès sans précédent de la N-VA si chère à Bart De Wever, lui offrirait les leviers pour actionner la mise en route de ce séparatisme auquel il tient tant.

Bart De Wever est, semble-t-il, sûr de sa réussite. Il a pensé à tout. Il a eu réponse à toutes les questions. Oui, cette Flandre qu’il veut et voit indépendante va le suivre dans son combat pour faire de la Belgique un pays coupé en deux. Mais les Diables passent par là et jouent à la perfection leur rôle de rassembleur.

Grâce au foot, la Belgique s’est en effet retrouvée une identité nationale. Une vérité qui va immédiatement transpirer dans les urnes. Le dimanche 15 au soir, l’échec de De Wever est effectivement devenu une réalité.

En deux jours, les Diables auront donc battu deux monstres sacrés. Vive la Belgique, vive le Roi et vive les... Diables !