Bien sûr, il ne faut pas tirer trop d’enseignements d’une rencontre amicale, alors que la plupart des joueurs viennent tout juste de reprendre leur championnat. Pour Georges Leekens, il s’agissait surtout de resserrer un peu plus les liens au sein du groupe et accueillir certains retours.

Celui de Marouane Fellaini était évidemment très attendu pour apporter davantage de présence athlétique, même si l’ex-Standardman manquait encore fort logiquement de rythme après sa blessure. Hier, le triangle que le joueur d’Everton a formé avec Axel Witsel et Timmy Simons dans l’entrejeu a paru encore manquer d’automatismes et de percussion. Ce qui explique sans doute la domination, même territoriale de l’équipe locale (avec alors une possession de balle de 57 %) avant la pause.

Pourtant, si Birsa, Novakovic ou Ilicic ont parfois flirté avec le cadre de Mignolet (comme autant d’avertissements sans frais pour une défense alors guère impériale), ce sont quand même les Belges qui se sont encore arrogé les possibilités les plus concrètes. Romelu Lukaku a failli ponctuer une merveilleuse semaine pour lui d’un but, annulé, semble-t-il, parce que le ballon serait sorti préalablement des limites de jeu. Peu avant la mi-temps, Mertens avait élevé son mètre 69 pour détourner du front juste à côté de l’objectif un centre de Lombaerts.

Tout au long de cette rencontre, une ombre aurait pu planer du côté belge. Celle d’Eden Hazard. Mais son remplaçant désigné, Dries Mertens, a fait mieux que bonne figuration. Peu après la pause, c’est lui qui offrit un nouveau ballon de but à Lukaku, avant de servir son substitut, Björn Vleminckx, quelques minutes plus tard. Au cours d’un excellent quatrième quart d’heure, les occasions se sont multipliées pour les Diables. La montée au jeu d’Igor De Camargo n’y est pas pour rien. Le joueur de Mönchenglabach a offert davantage de possibilités à ses équipiers, tout en conférant au jeu belge davantage de poids et de profondeur. Délaissant alors un 4-3-3 trop stéréotypé pour un 4-4-2 plus dynamique, les Belges ont enfin haussé le rythme. Et face à une sélection slovène, qui avait quand même participé à la dernière coupe du monde, la partition qu’ils ont alors proposée ne doit pas être sous-estimée.

À vingt minutes, De Camargo, face à Handanovic, loupa l’opportunité d’offrir à ses équipiers un succès honorifique, mais qui leur aurait insufflé un maximum de confiance avant le voyage en Azerbaïdjan, le 2 septembre. Mais, sans l’excellent réflexe de Mignolet, ils auraient tout aussi bien pu être battus. Une leçon à méditer avant ce délicat déplacement

Georges Leekens n’a peut-être pas reçu toutes les réponses à ses questions. Mais ses Diables ont confirmé le bon état d’esprit des derniers mois. Reste à se montrer encore un peu plus efficaces.