Si la démission de Laszlo Bölöni n’a été officialisée qu’en fin d’après-midi, le cheminement final de cette issue devenue inévitable a débuté dès mardi soir. Les Standardmen étaient, pour l’occasion, réunis pour une soirée distrayante pour quelques tours de piste en karting. Le staff et la direction ne sont pas arrivés en même temps que les joueurs.

Ces derniers avaient-ils déjà abordé le sujet de la séparation ? Si tel n’était pas le cas, ils se sont penchés sur le cas du technicien transylvanien dès mardi matin. De discussions dites informelles, les débats se sont de plus en plus précisés quant à une séparation entre les parties.

Quand nous avons joint Lucien D’Onofrio sur le coup de 15 heures, le boss de Sclessin s’est contenté, un tantinet embarrassé, d’affirmer qu’il ne répondait pas aux questions au téléphone.

Soit. Mais les bruits, en externe et en interne, se multipliaient. La tendance à la séparation était devenue claire. Si, à ce moment, aucune confirmation n’émanait de la voie officielle, l’annulation d’une conférence de presse prévue en présence de Jovanovic confirmait plus encore qu’il se passait bien quelque chose de conséquent entre les murs de Sclessin où étaient réunis les décideurs liégeois et leur - désormais - ex-coach. Vers 17 heures, Laszlo Bölöni quittait, pour la dernière fois, les bureaux de Sclessin.

Le temps de se rendre à l’Académie, Pierre François annonçait, sur le coup de 17 h 10, la nouvelle au groupe. Si Milan Jovanovic, croisé quelques minutes auparavant, craignait la sentence, la nouvelle a dû en laisser quelques-uns, dont le feeling avec Bölöni n’était pas optimal, sans sentiment de tristesse.

Sans dire un mot, Pierre François quittait un Bois St-Jean blanchi par la neige et laissait à son directeur de communication le soin de l’annonce officielle de la séparation ainsi que le fait d’officialiser le nom du successeur : Dominique D’Onofrio. Un retour aux affaires qui, pour l’instant, se limite à une pige jusqu’au terme de la présente saison.

© La Libre Belgique 2010