Éclairage

La Belgique a encaissé quatorze buts lors des dix rencontres qu'elle a disputées dans la phase qualificative pour l'Euro 2008. Le Kazakhstan et l'Azerbaïdjan n'étant pas pris en compte, elle accuse le passif le plus lourd des cinq formations ayant pu prétendre à la qualification. Elle est aussi l'équipe qui a inscrit le moins de buts. Elle est enfin la seule qui a encaissé plus de buts qu'elle n'en a marqués.

Comment expliquer ce passif ? De toute évidence, notre équipe nationale n'a jamais pu articuler sa réplique sur une base costaude et stable. A trois reprises seulement, elle n'a pas encaissé le moindre but : contre le Kazakhstan, en Arménie et contre l'Azerbaïdjan. Elle a volé en éclats au Portugal et n'a administré des gages d'intransigeance dans aucun "gros match" si l'on excepte, peut-être, l'affrontement enfin prometteur mais hélas non confirmé de son duel face à la Serbie. Faut-il déceler une explication à ce constat négatif dans les modifications régulières apportées par le coach à la composition de sa ligne arrière ?

Cette considération doit sûrement être prise en compte. Seul Stijnen, le gardien de but, a disputé tous les matchs. Aucun joueur du champ ne l'a imité. Absents, pour la première fois ce prochain samedi, Hoefkens et Vermaelen sont les seuls à afficher un score de présence important : neuf participations pour le premier cité, huit pour le second.

Certes, il faut prendre en compte les inévitables impondérables qui jalonnent une campagne. Kompany, par exemple, a été très longtemps blessé. Mais il est tout aussi indéniable que René Vandereycken n'a toujours pas constitué une défense type après dix rencontres officielles et cinq matchs amicaux. Si l'on s'en tient exclusivement aux rencontres officielles, on observe que le coach belge a aligné, gardien excepté, onze joueurs de champ différents.

Tandem Van Buyten-Simons ?

Et que, à deux reprises seulement, il a reconduit deux fois la même défense : celle de Pologne-Belgique était la même que celle de Belgique-Azerbaïdjan et celle qui a encaissé deux buts au Kazakhstan était identique à celle qui, malgré deux autres buts, n'avait pas flanché contre la Serbie. La défense belge alignée au Kazakhstan différait de moitié - deux éléments sur quatre - de celle qui avait défié la Pologne.

La paire Kompany-Van Buyten n'a été associée qu'une fois (en Serbie), le duo Kompany-Simons n'a officié que lors des deux derniers matchs et l'association Van Buyten-Simons n'a jamais été expérimentée.

Manifestement, donc, la Belgique est toujours à la recherche d'une défense fixe. Gillet ou Swerts devrait être titulaire à l'arrière droit, ce prochain samedi. L'un ou l'autre serait alors le douzième défenseur différent présenté par René Vandereycken. Et Lombaerts, s'il est titularisé à gauche, le treizième car il n'a disputé que les arrêts de jeu contre la Serbie. Et ce, en onze matches...