Marcello Lippi a été nommé hier sélectionneur de l'Italie, deux ans après un premier mandat qui s'était achevé sur la victoire au Mondial 2006, et quelques heures après le limogeage de Roberto Donadoni, victime de l'élimination des champions du monde en quarts de finale de l' Euro .

Si Donadoni avait assuré vouloir continuer, le président de la Fédération italienne (FIGC) Giancarlo Abete n'avait pas manifesté un enthousiasme débordant à son égard, évitant la question sur son maintien au soir de l'élimination. Il a rencontré Donadoni hier matin pour lui signifier que l'aventure était finie. Le contrat de Donadoni avait pourtant été prolongé jusqu'en 2010, juste avant le début de l' Euro en Autriche et en Suisse. Toutefois, une clause stipulait qu'en cas d'échec de l'Italie à accéder aux demi-finales du tournoi, la FIGC disposait de dix jours à partir de la fin de l'épreuve pour le dénoncer. Une clause dont s'est prévalu la Fédération. "C'est dommage qu'un penalty ait déterminé cette situation. Ces deux dernières années, mon Italie a aussi fait des choses positives, qu'un ultime match ne peut effacer", a déploré l'intéressé.

Roberto Donadoni avait été nommé sélectionneur en juillet 2006, juste après la victoire en Coupe du Monde et le départ de Lippi. En 23 matches, il a accumulé 13 victoires, 5 nuls et 5 défaites (35 buts marqués, 22 encaissés). Malgré le soutien de la majorité des joueurs, et notamment du capitaine Fabio Cannavaro, l'ancien milieu international de l'AC Milan n'a donc pas survécu à l'échec des champions du monde face à aux Espagnols.

Lippi, de son côté, n'est pas soutenu par les joueurs. Il est bien mieux que cela à leurs yeux : une idole. L'ex-entraîneur de Naples, de la Juventus et de l'Inter, à la tête des "Azzurri" d'août 2004 à juillet 2006, s'en était allé en pleine gloire avec le succès lors de la Coupe du Monde en Allemagne, conquise alors même que le pays était sous le choc d'un vaste scandale de matches truqués.