"Douze des clubs européens les plus importants annoncent avoir conclu un accord pour la création d'une nouvelle compétition, +The Super League+, gouvernée par ses clubs fondateurs. AC Milan, Arsenal, Atlético Madrid, Chelsea FC, FC Barcelone, Inter Milan, Juventus, Liverpool, Manchester City, Manchester United, Real Madrid et Tottenham se sont unis en tant que clubs fondateurs", peut-on lire dans un communiqué publié sur les sites des clubs.

Ce projet, expliquent ses promoteurs, est voué à "générer des ressources supplémentaires pour toute la pyramide du football".

"En contrepartie de leur engagement, les clubs fondateurs recevront un versement en une fois de l'ordre de 3,5 milliards d'euros destinés uniquement à des investissements en infrastructures et compenser l'impact de la crise du Covid-19", poursuit le communiqué.

Trois clubs supplémentaires se joindront à ce groupe de douze pour la saison inaugurale "qui devrait commencer dès que possible."

Le format prévoit une compétition à 20 clubs, les quinze fondateurs et cinq issus d'un "mécanisme de qualification" permettant de se qualifier sur base des résultats de la saison précédente.

Les rencontres se joueront en milieu de semaine, les clubs participants continuant à participer à leurs ligues nationales respectives.

Les clubs seront répartis en deux groupes de dix, avec des matchs à domicile et à l'extérieur. Les trois premiers de chaque groupe seront automatiquement qualifiés pour les quarts de finale. Les clubs classés à la quatrième et à la cinquième place joueront un barrage pour les places restantes. La finale, programmée en mai, se disputera en match unique.

Florentino Perez, président du Real Madrid, a été désigné président de cette Super League. Andrea Agnelli, son homologue de la Juventus, en sera le vice-président.

Reste à savoir quelles réponses l'UEFA, vent debout, et la FIFA, moins en pointe sur le sujet, apporteront à cette tentative de sécession.

L'instance européenne, dans un communiqué co-signé par plusieurs championnats nationaux, avait auparavant prévenu dimanche que tout club dissident serait exclu des compétitions nationales et internationales, et que leurs joueurs ne pourraient plus jouer en équipe nationale, par exemple à l'Euro ou à la Coupe du monde.

Il faudra voir si cette menace est conforme au droit européen de la concurrence, ce qui laisse présager une éventuelle bataille juridique.

Le lancement de cette "Super League" intervient alors que l'UEFA a convoqué lundi son Comité exécutif (09h00) pour entériner une refonte de sa Ligue des champions à l'horizon 2024.

Selon les termes du communiqué, les clubs fondateurs de la Super League "se réjouissent de mener des discussions avec l'UEFA et la FIFA afin de travailler en partenariat pour obtenir les meilleurs résultats pour la nouvelle Ligue et pour le football dans son ensemble."

Dans une première réaction, la FIFA "ne peut qu'exprimer sa désapprobation à l'égard d'une ligue européenne fermée et dissidente qui se situe en dehors des structures internationales et qui ne respecte pas les principes" défendus par l'instance internationale, à savoir la solidarité, l'inclusivité, l'intégrité et la redistribution financière équitable.